mardi 16 février 2016

Guy Corneau "La guérison" (1)

Mardi 16 février 2016

La maladie est l'effort que fait la Nature pour guérir.
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C.G. Jung
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Une véritable guérison,
on ne peut l'attendre que du traitement
de la personnalité totale.
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C.G. Jung
"L'homme à la découverte de son âme"
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 « La maladie nous demande un effort amoureux »

Quelles sont nos capacités de réparation intérieures, 
et comment pouvons-nous nous connecter à elles afin de nous guérir ? 
D’après Guy Corneau, survivant d’un cancer, il nous faut commencer 
par renouer un lien d’amour et de joie avec nous-mêmes.

Psychanalyste québécois formé à l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich, 
bien connu du grand public, Guy Corneau a été diagnostiqué en 2007 
d’un cancer de grade 4, potentiellement terminal. 
Suivant différents traitements pour se soigner, à la fois conventionnels et holistiques,
 il a surtout contacté à travers cette épreuve la profonde nécessité
 de se reconnecter à la vie créative. Puissamment humain, 
son récit a impacté le public du congrès Nouvelle approche du vivant 
de Quantique Planète en novembre 2013. 
Témoin légitime qu’une guérison est possible, 
Guy Corneau nous parle de cet effort amoureux envers nous-même, 
que la maladie nous invite à faire. 

- Vous parlez de la maladie comme d’un signal pour nous réveiller à la vie...

 - Oui. La maladie vient nous déranger et nous cherchons bien sûr à la guérir. 
Mais nous ne pouvons pas changer une chose en nous-mêmes, 
si nous ne sommes pas tout d’abord capables de la respecter 
et d’être à l’écoute de ce qu’elle veut dire.

Qu’est-ce que la maladie vient éclairer ? 
Souvent elle parle d’une partie en soi que nous avons abandonnée, 
d’une partie de notre élan créateur qui est négligée, pour toutes sortes de raisons.
 Et si à la longue ces éléments-là ne sont pas écoutés, 
bien sûr ils se transforment en maladie
 pour que nous puissions les ressentir avec un peu plus d’acuité.

Donc je parle de la maladie comme faisant partie de la santé,
 comme une parole de l’intelligence intérieure, mais aussi universelle, 
qui vient nous interpeller.
Car la maladie parle de toutes sortes de choses, 
de nos zones de fragilités personnelles certes, mais aussi de notre environnement, 
de nos lignées familiales et de la relation que nous entretenons avec tout ça.
Les épreuves m’ont par exemple permis de trouver des ressources, 
autant extérieures qu’intérieures, que j’ignorais complètement.

Notre corps est donc comme un témoin de notre union ou de notre désunion avec la vie. 
Il témoigne de notre rapport ou de notre absence de rapport avec l’unité fondamentale 
qui sous-tend notre monde.
Les maladies sont des invitations à des retrouvailles avec la sensation, 
pas juste le savoir, mais la sensation, d’une union avec la vie en nous et autour de nous. 

- Qu’en est-il de nos capacités d’auto-guérison ?

- J’ai découvert, à travers le cancer, que rien ne pouvait me sauver de moi-même. 
J’ai eu à sortir d’une attente irréaliste et magique, celle que la chimiothérapie, 
les médicaments, mon acupuncteur, mon homéopathe, 
mon énergéticien, mon tai chi, pouvaient me sauver.

J’ai avant tout compris que toutes ces approches rassemblées 
constituaient un environnement soignant,
favorable à l’éveil du médecin intérieur en moi.
 L’environnement soignant est absolument nécessaire
pour stimuler nos mécanismes d’auto-réparation, 
mais il est important de prendre conscience
que ces mécanismes viennent de l’intérieur.

Les mécanismes de guérison sont constamment là, prêts à nous aider.
Il n’y a pas besoin de les inventer. 
Tout en nous veut guérir et tout veut se régénérer.
Il s’agit d’accompagner de notre volonté, de nos intentions conscientes, 
ce que la nature fait déjà.

Notre état intérieur est donc primordial dans cette remise en santé, 
pour ce processus de régénération.
J’ai vu l’importance de renouer avec une présence à moi-même 
beaucoup plus respectueuse, tendre, qui amène inévitablement de la joie. 
Et c’est cette joie intérieure qui guérit.
Elle donne le message à nos cellules qu’il y a de la vie, 
et nos cellules répondent en fabriquant de l’immunité, parce qu’elles veulent vivre. 

- Devons-nous donc agir sur notre état intérieur pour guérir ?

- Notre état intérieur est la seule chose sur laquelle nous avons un peu de maîtrise. 
Nous avons structuré des façons d’être, des façons de faire, des croyances, des peurs, 
pour éviter l’impact de la répétition des blessures. 
Donc chez chacun, une personnalité s’est mise en place à notre insu, 
au départ parce qu’il fallait survivre.

Mais avec le temps cette personnalité devient aussi une prison,
 elle se rigidifie. Alors nous cherchons le bonheur et l’ouverture, 
mais en même temps, nous craignons de nous ouvrir. 
Nous voulons changer mais ne pas bousculer notre zone de confort. 
Du coup, sans vraiment le vouloir,
nous sommes aussi beaucoup dans la fermeture.

Donc oui, il faut agir sur nos états intérieurs
pour stimuler la vie et nos capacités de guérison qui n’attendent que nous.
Je ne dis pas que c’est facile, mais nous sommes beaucoup plus
 que le petit personnage auquel nous nous sommes identifiés.

Donc ça commence par se concevoir
comme un ensemble énergétique intelligent et en évolution, 
qui donne naissance à l’être que nous sommes, et qui est connecté au monde 
et à d’autres champs énergétiques intelligents visibles ou invisibles.

Il faut élargir le connu pour se redécouvrir,
et redécouvrir la réalité dans laquelle nous baignons. 
De toutes façons, si nous restons avec nos rigidités nous allons mourir avec elles 
alors qu’il est peut-être encore temps de suivre le chemin de la vie, de retrouver la fluidité
Mais c’est vrai que ça va toujours demander une sorte d’effort 
parce que le personnage a prouvé son efficacité par rapport à la survie, et on y est attachés.
Et la peur de ne pas être aimé est aussi très ancrée en nous. 
Une voix nous dit « si tu changes, si tu oses autre chose, on ne va plus t’aimer, 
tu vas être rejeté, tu vas de nouveau souffrir ». 
Changer nous demande un effort amoureux envers nous même. 

- Il y aurait un choix de vie à réitérer constamment ?

- Oui, petit à petit, nous apprenons à dépasser les peurs et les rigidités. 
Cela demande une attention consciente pour être en mesure 
de choisir la joie, l’amour, l’ouverture. 
C’est pour cela que les tibétains parlent du guerrier de lumière.

Nous devons choisir et cultiver nos états intérieurs, et les nourrir.
Vous pouvez choisir aujourd’hui d’aller vers la sérénité 
et tenter de rester dans cette position intérieure, 
qui est joyeuse et qui est tranquille en même temps. 
Et là, toutes sortes de choses vont venir vous percuter.

 Toutefois, à chaque fois, vous allez choisir
de retrouver votre axe de sérénité consciemment. 
Peut-être faudra-t-il le faire 100 fois dans la journée
 pour que ça s’installe de façon plus permanente. 
C’est un peu comme faire du sport, même si on sait que c’est bon pour nous,
 il y a toujours un petit effort à faire.

Je pense que la chose la plus radicale qui puisse arriver sur notre chemin
 c’est de pratiquer un amour sans conditions et sans attentes, 
de pratiquer une joie sans raison, comme une offrande à l’univers. 
Peu importe ce qui arrive aujourd’hui,
je choisis d’être joyeux et c’est une sorte d’ascèse.
Ce qu’il faut comprendre c’est que ce choix, qui demande une auto-discipline, 
est au final un cadeau que l’on se fait à soi-même. 
Et ce cadeau, personne d’autre que nous ne peut nous l’offrir.
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7 commentaires:

  1. Ce texte est extraordinaire.
    Il entre tellement en résonance avec ce que je vis en ce moment, que c'en est presque magique.
    Merci chère amie pour ce partage magnifique.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Je crois que c'est un texte à lire...et à relire...
      Guy Corneau parle d'expérience et ses mots ont d'autant plus de poids...
      Bises amicales.

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  2. " J’ai vu l’importance de renouer avec une présence à moi-même
    beaucoup plus respectueuse, tendre, qui amène inévitablement de la joie.
    Et c’est cette joie intérieure qui guérit.
    Elle donne le message à nos cellules qu’il y a de la vie,
    et nos cellules répondent en fabriquant de l’immunité, parce qu’elles veulent vivre. "

    Je trouve très important de propager cette bonne nouvelle, elle est pleine d'espoir mais aussi de sagesse. Merci Licorne !

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    1. Oui...je crois aussi que c'est la Joie et l'Amour de la vie qui guérissent...
      Toute la difficulté, bien sûr, est d'aller les contacter alors qu'on est dans l'angoisse des symptômes...

      Le message ci-dessus est un message de bon sens et d'espoir...une excellente nouvelle comme tu le dis : nous ne sommes pas complètement dépendants des médecins et des médicaments : le médecin, c'est avant tout notre envie de vivre...et le médicament-miracle, c'est la Joie !

      Très bonne journée à toi, Nicole !

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    2. Je reviens, Nicole...car je me dis, tout à coup, que c'est peut-être cette "force vitale", cette énergie, ce "feu de joie"...que tu avais recontacté lors de ta maladie des reins... (Cf rêve : Préhistoire, guerre et feu) et qui t'avait permis de guérir...

      Comme j'essayais de le dire dans les articles précédents, il semble que la véritable guérison est presque toujours en lien avec la lumière ou tout du moins avec l'énergie lumineuse (feu).

      http://grandsreves1234.blogspot.fr/2015/08/reve-35-prehistoire-et-guerre.html

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    3. oui Licorne , le feu de mon rêve qui me semblait infernal à prime abord m'est apparu par la suite comme le feu de l’âtre, le feu de joie qui me manquait cruellement et que je tente encore aujourd'hui de retrouver. Il faut être allumée de l,intérieur sinon tout autour de nous semble fade. L'enfant a cette joie qui le rend participant à la vie, adulte nous nous sommes perdus de vue sous cet aspect; il faut rallumer la flamme ....à chacun de trouver ce qui lui donne cette étincelle.

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    4. Je ne sais pas si le "personnage de feu" de ton rêve était positif ou négatif (peut-être les deux à la fois), mais il était en tout cas signe d'une grande intensité vitale, "feu de vie"...et donc capable de "rallumer la flamme"...et de redonner l'étincelle qui rend la vie moins fade, comme tu le dis si bien...
      Oui, essayons de retrouver la joie pure de l'enfance, celle qui jaillit spontanément..."sans raison"... :-)

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