mardi 26 janvier 2016

Comment incuber un rêve

Mardi 26 janvier 2016

"Le rêve est un remède qu'on a pour rien,
sans médecin ni sorcellerie".
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Goethe

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Temple d'Epidaure, Grèce


Manière active d’entrer en relation avec nos rêves, 
«l’incubation onirique» est une pratique très ancienne 
qui remonte à l’Antiquité grecque. 
Durant un millier d'années 
(du VIème siècle avant J-C au Vème siècle après J-C),
elle fut pratiquée dans les temples consacrés à Esculape, 
dieu de la médecine, 
pour guérir de diverses maladies, 
obtenir un conseil ou bien résoudre un problème. 

Mais un temple n'est pas indispensable, 
il est possible de pratiquer chez soi l'incubation onirique 
par un travail préparatoire et le respect de quelques règles 
qui rejoignent celles de l’autosuggestion et de la créativité en général.



1. L’isolement

La première chose est de disposer d'un lieu calme 
où l’on ne sera pas dérangé ou distrait de son objectif d’induction onirique. 
L’incubation onirique est une forme intense de recueillement 
à l'intérieur de soi qui requiert de la quiétude, tant extérieure qu’intérieure. 

2. La formulation du rêve

La question spécifique pour laquelle on attend une réponse en rêve 
sera énoncée de manière aussi simple que possible. 
Une courte phrase positive du type, 
«Cette nuit, dans mes rêves, je vais...», 
permet de focaliser l'esprit sur un objectif clair, facile à retenir 
et à mettre en oeuvre durant le rêve. 
Transcrire cette phrase dans son journal de rêves 
et l'associer à une illustration évocatrice en renforcera l'impact.
3. L’immersion

Partant du principe que le rêve n’est qu’une mise en forme 
de nos pensées et de nos préoccupations,
 il est bon de se plonger à l’état de veille dans le sujet du rêve incubé. 
S’imprégner de tous les matériaux appropriés 
se rapportant au thème choisi (livres, photos, etc.). 
Réfléchir, méditer ou pratiquer du remue-méninges sur la question à poser. 
Faire des observations ou s'impliquer 
dans des activités se rapportant au rêve projeté.
4. Le temps d'incubation

Si notre cerveau, tel un super ordinateur, est une machine admirable, 
sa mémoire et ses capacités de traitement de l'information 
n'en sont pas moins limitées. 
Pour cette raison, il est bon de démarrer le travail de programmation 
2 ou 3 jours à l'avance.
5. L’induction proprement dite

Au coucher, pratiquer si possible un exercice de relaxation corporelle
 pour faciliter la concentration et la réceptivité. 
Une fois détendu, visualiser le rêve projeté 
et se répéter mentalement la phrase d’incubation 
en focalisant nos pensées sur elle. 
Effectuer cette "programmation" interne jusqu’à l’endormissement.
6. Le rappel du rêve

Comme pour les rêves ordinaires, garder les yeux clos sans bouger, 
et laisser émerger les souvenirs du rêve. 
Revivre ensuite ces souvenirs 
pour bien les graver dans la mémoire de veille.
7. La transcription du rêve dans le journal

Noter le rêve aussi fidèlement que possible 
sans réfléchir à sa pertinence 
par rapport à la phrase d’incubation. 
8. L’examen du rêve

Cette phase peut être différée. 
Elle consistera à dégager les enseignements du rêve 
par rapport au contexte de veille. 
Comme les rêves ordinaires, les rêves d’incubation 
ont une dimension créative recouverte bien souvent 
par le voile du symbolisme et de la condensation.
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Article du site Oniros
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