samedi 20 juillet 2019

Nos sillages sur l'océan universel


Un poème écrit par Ervin Laszlo
philosophe des sciences, dans la postface de son livre
"Aux racines de l'univers"





Viens, navigue avec moi sur une mer calme. 
Nous sommes de minuscules vaisseaux 
qui fendent les eaux tranquilles.

Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. 
Nous sommes des vaisseaux sur la mer, 
ne faisant qu'un avec elle. 

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. 
Un fin sillage se développe derrière nous, 
se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés. 


Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, 
parcours la mer qui est aussi nous. 


 Ton sillage et le mien s'unissent 
et dessinent le reflet de ce qui est 
à la fois ton mouvement et le mien.

D'autres vaisseaux - qui sont aussi nous - 
parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, 
et la surface s'anime de vaguelettes et de rides.

Elles sont la mémoire de notre mouvement - 
les traces de notre être. 


L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil 
qui se propage de toi à moi et de moi à toi, 
et de nous à tous les autres qui sont sur cette mer. 

Nous, qui sommes aussi les autres, 
agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer. 


Notre existence séparée est une illusion
Nous sommes parties intégrantes d'un tout : 
Nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. 

Notre réalité est plus grande que toi et moi, 
plus grande que tous les navires de la mer, 
plus grande que les eaux sur lesquels ils naviguent. 
.







vendredi 19 juillet 2019

Mon cerveau n'est qu'un récepteur






Mon cerveau n’est qu’un récepteur. 
Dans l’univers il y a un centre d’où nous pouvons obtenir
 la connaissance, la force, l’inspiration
Je n’ai pas pénétré les secrets de ce centre, 
mais je sais qu’il existe.
.

jeudi 18 juillet 2019

D'où vient l'inspiration des artistes ?






De nombreux artistes disent avoir rêvé certaines de leurs œuvres. 
D’autres racontent vivre des états mystiques 
et seraient comme connectés à d’autres dimensions
 qu’ils considèrent source de leur inspiration créative. 
 
 
 

Depuis l’âge de 4 ans,
Akiane Kramarik peint des visages,
 des regards, des scènes de vie,
 des animaux et des paysages, avec un réalisme,
 une émotion et une profondeur à couper le souffle.

Si la jeune prodige, aujourd’hui âgée de 18 ans,
n’a jamais reçu d’éducation religieuse,
elle a toujours prétendu être transcendée par Dieu.

« Dès l’enfance, j’ai eu de nombreuses visions aux couleurs vibrantes 
que j’ai reproduites en peinture. Puis, par une nuit froide étoilée,
 j’ai été réveillée par un souffle à la fois léger et intense. 
Là, j’ai conversé avec Dieu et visité le Paradis. 
Depuis, il me guide et m’inspire dans mon art. » 

Akiane Kramarik est loin d’être un cas isolé.
Depuis toujours, de nombreux artistes
– peintres, musiciens, sculpteurs, écrivains, acteurs... -
 disent avoir eu l’impression de ne pas être à l’origine d’une œuvre
qu’ils ont pourtant créée.
La plupart tireraient leur inspiration de leurs rêves,
ou lors de moments privilégiés de grâce.

Rêver une œuvre

 

Giuseppe Tartini (1692-1770), violoniste et compositeur italien,
 rêva que le diable était devenu son esclave. 
Dans son rêve, il lui donna un violon et, à sa grande surprise, 
le diable se mit à jouer 
« une sonate d'une telle beauté exquise
 que cela dépassait les limites de mon imagination »,
 témoignait-il. 
Au réveil, Tartini se rappela de la musique du mieux qu'il le pu
 et composa la célèbre Sonate des trilles du Diable.


Wagner (1813-1883), compositeur allemand, 
décrivant son opéra Tristan et Yseult
confiait à l’époque: 
« Pour une fois, vous allez entendre un rêve, 
un rêve que j'ai mis en musique ... J'ai rêvé tout cela.
 Jamais ma pauvre tête aurait pu inventer une telle chose délibérément. » 
En septembre 1853, pendant une sieste, 
il conçut le prélude pour orchestre de L'anneau du Libelung
En mai de l’année suivante, il termina l'opéra en entier.


 
Robert Louis Stevenson (1850-1894), écrivain britannique, 
auteur de l'Île aux trésors, constata très jeune 
qu'il pouvait rêver des histoires entières et même continuer un même rêve 
les nuits suivantes pour lui trouver une fin différente 
ou affiner une intrigue.

Dans son autobiographie, "Across the Plains"
Stevenson écrit que ses rêves étaient produits par des petits bonhommes 
 qui travaillaient toute la nuit, jouant devant lui des morceaux d'histoire 
sur un petit théâtre illuminé. 
C’est ainsi qu’est né L’Etrange cas du Doctor Jekyll et Mister Hyde. 
Autre exemple, plus récent, celui du réalisateur américain James Cameron 
qui aurait, lui aussi, trouvé l’inspiration dans ses rêves pour réaliser le film Avatar.

Or, qu’est-ce que le rêve  ? 
Ce n’est rien d’autre qu’un état modifié de conscience 
qui se révèle être un terrain très favorable 
aux expériences de télépathie, 
d’intuition et de prémonition, 
et permet d’avoir accès à des sources intarissables 
d’informations.

État de grâce, état de transe :

 

Le rêve n’est pas le seul état modifié de conscience
à travers lequel les artistes sembleraient trouver l’inspiration créatrice.
Certains, pourtant bien éveillés, disent vivre des moments de transcendance.
Dans son autobiographie, L’homme qui avait bâti sa maison sur le sable,
le chanteur Michel Delpech raconte lui aussi son expérience :  

 

« Lorsque je compose des chansons, je me trouve parfois dans des états particuliers, une espèce d’état de grâce. Je me demande comment l‘inspiration me vient et d’où elle vient. J’ai la sensation d’entrer en communication avec des sphères inconnues et d’être mystérieusement aidé dans ma création, comme si une alchimie extérieure accomplissait une part de mon travail. Il s’agit d’un phénomène étrange, commun, je crois, aux artistes. Sans le savoir, je suis une sorte de mystique à l’écoute d’un absolu. »

 

Un autre chanteur français, Laurent Voulzy, avouait lui aussi, lors d’une interview,
avoir cette impression de ne pas se sentir auteur de ses œuvres
mais d’être comme connecté par le haut de la tête à quelque chose
de « plus grand que lui » qui lui « envoie » ses musiques et ses textes.
Comme s’il ne composait plus mais qu’on composait pour lui.

Dans son livre Psi Enquête sur les phénomènes paranormaux,
le journaliste Erik Pigani s’est intéressé de près
à l’inspiration créatrice des artistes.

Pour rédiger cet ouvrage, l’auteur a recueilli les témoignages
de plus de cent cinquante personnalités
qui lui ont fait part de leurs propres expériences,
leurs propres visions sur leur art,
et leur incroyable mode de création :

« Du néant surgit parfois des souffles brûlants 
qui embrasent le cerveau de certains hommes 
faisant crépiter mille et une idées pleines de songes, de sons et de couleurs, 
reflets d’un univers mystérieux, inaccessible au commun des mortels, écrivait-il. 
Parfois même ce souffle s’empare de leur corps tout entier, 
le faisant tourner, chanter et danser
comme s’ils étaient subitement animés par la force des dieux. 

A travers ces hommes, c’est la Vérité qui s’écoule, 
non pas celle de la pensée mais celle qui, 
au-delà des émotions, exprime l’Etre. 
A travers eux, c’est l’univers qui parle et se manifeste, 
non sous forme de savants calculs et de superbes théories, 
mais d’images et de vibrations. »

 De nombreux acteurs et chanteurs,
lorsqu’ils interprètent un rôle ou une chanson en public,
disent également entrer dans un état « quasi mystique ».
Comme la chanteuse Fabienne Thibeault, voix mythique de Starmania,
 qui raconte avoir souvent l’impression de se dédoubler sur scène : 

« C’est comme si nous étions deux, comme si je n’étais plus toute seule.
Et cette sensation n’est pas un simple fait anecdotique. 
C’est un événement important qui dépasse de loin 
la force des états émotionnels habituels. », confiait-elle.

Erik Pigani écrit :
"Les arts de la représentation sont, par excellence, une transition, un médium, 
entre notre réalité quotidienne et d’autres types de réalités. 
La preuve : la scène permet à certains interprètes 
d’expérimenter spontanément de très particuliers phénomènes psychiques."
(...)

Est-il possible de définir cet état ? 
Si la sensation de dédoublement peut être comparée à une sortie de corps, 
et l’impression d’être investi par une force extérieure à la médiumnité, 
catégorie la plus approchante est probablement la transe. 
Il ne faut pas prendre cette expression au sens péjoratif : 
depuis l’aube des temps, 
les hommes connaissent cet état mystique particulier, 
cette expérience transpersonnelle par excellence
 qui leur permet de s’entretenir avec les dieux 
et de recevoir des messages du cosmos. »

Le célèbre psychologue américain Charles Tart,
connu pour ses recherches sur les états modifiés de conscience,
confirme, expliquant que :

« la transe est un processus naturel à l’être humain
qui permet de dépasser ces limites 
et d’entrer en contact avec la totalité de notre être 
et avec les mondes invisibles. »
.
.



Imagination et inconscient collectif

Jeudi 18 Juillet 2019



Lorsque, comme je vais le faire dans ce livre, je raconte une histoire, 
il se trouve toujours des gens pour s'exclamer :
- Quelle imagination vous avez !
Je leur demande alors :
- Pour vous, que serait cette fameuse imagination ? 
Non seulement la mienne, mais aussi la sienne, la vôtre, la leur ?


Et tous, à peu près de la même façon, expliquent : 
L'imagination serait un lobe du cerveau, 
particulièrement développé chez des êtres privilégiés, 
au nombre desquels on range le romancier.

Ou même : l'imagination serait comme un viscère supplémentaire, 
toujours logé dans la boîte crânienne, 
particulièrement chez les dolichocéphales, 
qui y ont plus de place que les autres. 
Un viscère, donc, ou une glande, une moelle, vivant d'une vie propre,
et qui se met spontanément à secréter, sous certaines influences, 
un produit étrange, assez monstrueux et suspect, 
pourtant proprement miraculeux et, 
de toute façon, indubitablement spontané.


On assisterait donc là à une véritable "création spontanée".
L'on a, ou l'on n'a pas, cette glande.
Ou bien elle est minuscule, ratatinée dans un coin, atrophiée et stérile, 
et l'on a bien de la peine alors à raconter les choses les plus simples, 
par exemple comment on a fait son café, le matin même. 
Ou bien elle est énorme, cette glande, et prolifère, incontrôlable,
 et alors on écrit des romans, on raconte des histoires, 
en recueillant ce qu'elle vous dicte profusément.
Et même, on n'a qu'à s'asseoir tout simplement à son écritoire, 
à saisir sa plume et à prendre la position d'écrire, 
et aussitôt ladite glande se met à fonctionner. 
On n'a plus qu'à laisser faire, en somme, 
la main qui tient la plume.

Si la glande est énorme et sa sécrétion immense, 
on est un puissant romancier.
 Si elle est petite, regrignée et chichiteuse, 
on est un méchant grimaud, un barbouilleur de papier, un cuistre, 
un écrivain sans souffle et sans talent.
Et si elle n'existe pas, on est un homme normal et un bon citoyen, 
qui prend plaisir à écouter et à lire 
ceux qui en ont une et qui savent s'en servir.


Eh bien , tout cela, braves gens, 
me semble absolument stupide, 
et bien loin de la vérité !

Pour moi, l'imagination, c'est une espèce de grand réceptacle, 
un réservoir qui serait alimenté mystérieusement 
(le mystère n'est qu'apparent) 
par une infinité de rivières, de ruisseaux, de ruisselets, 
de suintements, de résurgences. 
Oui, c'est cela : de résurgences, de débits variables
et de provenances diverses, 
qui viennent de très près ou de très loin, 
se rassembler dans le réservoir
jusqu'à le faire déborder et, inexorablement,
 à crever ses digues et à se vider.
Et alors, c'est "l'oeuvre" - écrite, parlée ou pensée - 
qui se répand comme une inondation.

Mais que seraient ces ruisseaux, ces résurgences qui l'alimentent ?
A me regarder écrire et à m'entendre raconter mes histoires 
j'acquiers de plus en plus la certitude que je rencontre mes personnages, 
ou plutôt qu'ils me rencontrent, me parlent,
et même empruntent ma feuille blanche,
 ou ma voix, ou même mon corps.

Ils viennent de très près, d'hier 
-d'autres fois de très loin et du fond des temps...
Ils me disent leurs faits et gestes, leurs pensées...

Dans une sorte de rêve, cela se situe toujours, 
au petit jour, entre sommeil et réveil, 
je suis ce Jehan le Tonnerre que j'ai accueilli en moi, un jour, 
alors que, du haut de la "friche aux Moines", je regardais, 
dans la petite vallée de l'Arvault, la croix celtique qui se détachait, 
claire sur le velours vert de la forêt, au pinacle de l'abside 
de la très vieille église abbatiale de Labussière, 
construite par Saint Bernard, dans la montagne bourguignonne.

Ce Jehan le Tonnerre s'est imposé à moi, avec ses frères et soeurs 
et je l'ai vu, cueillant les noisettes. 
Je l'ai vu rencontrer le Vieux Prophète, et en quelque sorte, 
j'ai vu avec ses yeux et parlé avec sa bouche, au point que j'ai pensé,
 et je le pense encore, que j'étais lui, qu'il était moi.
(...)
J'ai alors pensé que j'étais le "retour" de Jehan le Tonnerre, 
à sept cents ans de distance, dans le cercle d'Abred.
J'en ai même eu la certitude, car tout ce que je raconte dans ce livre 
était, dans mon esprit, si clair, si net, tous les gestes de Jehan le Tonnerre 
et des gens de son entourage étaient si logiques et si vraisemblables,
 même les problèmes de géométrie dans l'espace, 
auxquels je n'ai moi-même porté aucune attention, dans ma vie 
et qui se sont résolus avec une facilité étonnante,
 même les observations du Prophète
 sur des gens, des pays, des édifices que je n'ai jamais vus, 
étaient si lumineux, si précis et si exacts
 que j'en suis amené à penser, en somme,
 que je les ai vraiment vus, touchés, respirés, 
avec les yeux, les mains, les poumons de Jehan le Tonnerre.

Car autrement, comment expliquer ces coïncidences curieuses, 
ces documents révélés, ces constatations inattendues et paradoxales,
 ces précisions confondantes sur une époque si différente de la nôtre, 
dans un milieu et dans un monde de pensée que je ne soupçonnais même pas,
 et qui m'ont été comme dictés par la voix de Jehan le Tonnerre, 
dans mon rêve que voici.

Mais pourquoi ai-je décidé de le raconter? 
Et pourquoi, ai-je mis, à le raconter, exactement le même temps (quatre ans) 
qui s'est écoulé entre le début et la fin de l'aventure singulière de Jehan le Tonnerre, 
le petit essarteur de la Communauté civile de Saint-Gall, en Bourgogne ?
.
Henri Vincenot
Préface du livre 
"Les étoiles de Compostelle"
(1982)
.



mercredi 17 juillet 2019

Noosphère et "conscience globale"

Mercredi 17 juillet 2019




Déjà au début du 20e siècle Teilhard de Chardin se faisait remarquer 
en annonçant la globalisation que nous connaissons aujourd'hui. 
Il a conceptualisé sa noosphère comme un ensemble d'énergies
 constituant une pellicule de pensées enveloppant la terre 
et composée de l'ensemble des communications humaines. 
(...)
Les interconnexions amplifiées et en développement exponentiel 
des communications humaines constituent une sorte de supra-humain 
dans une sorte de cerveau collectif, cerveau qui participe 
à la création d'une supra-conscience 
dans laquelle l'ensemble des petits cerveaux des individus 
peuvent puiser une connaissance essentielle.(*)

Il associe ce développement ultra-rapide des siècles que nous traversons 
en disant que les consciences individuelles vont faire le même saut quantique 
que les molécules du physique qui en s'assemblant 
sont passées brutalement de l'inerte au vivant.
.
.

(*) Un '"internet" psychique, en quelque sorte...





L'hémisphère gauche de notre cerveau est dévolu à la logique, 
c'est le cerveau du chiffre.
L'hémisphère droit de notre cerveau droit 
est dévolu à l'intuition,
c'est le cerveau de la forme
Pour une même information,
chaque hémisphère aura une perception différente 
pouvant déboucher sur des conclusions absolument contraires.

Il semblerait que, la nuit seulement, l'hémisphère droit, 
conseiller inconscient, par l'entremise des rêves, 
donne son avis à l'hémisphère gauche, réalisateur conscient,
 à la manière d'un couple dans lequel la femme, intuitive, 
glisserait furtivement son opinion à son mari, matérialiste.

Selon le savant russe Vladimir Vernadski 
(aussi inventeur du mot "biosphère") 
et le philosophe français Teilhard de Chardin
ce cerveau droit intuitif serait doté d'un autre don encore, 
celui de pouvoir se brancher sur ce qu'ils nomment la "Noosphère".




La Noosphère pourrait être représentée 
comme un grand nuage cernant la planète
tout comme l'atmosphère. 
Ce nuage sphérique immatériel serait composé 
de tous les inconscients humains émis par les cerveaux droits. 
L'ensemble constituerait un grand ensemble, 
l'Esprit humain global en quelque sorte.

C'est ainsi que nous croyons imaginer ou inventer des choses alors qu'en fait, 
c'est tout simplement notre cerveau droit qui va les chercher dans la Noosphère. 
Et lorsque notre cerveau gauche écoute attentivement notre cerveau droit,
 l'information passe et débouche sur une idée apte à se concrétiser en actes.

Selon cette hypothèse, un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier 
ne seraient donc que cela: des récepteurs radio
capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif
puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement 
pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre ces concepts
 qui traînent dans la Noosphère à la disposition de tous. 
.
Bernard Werber
"Encyclopédie du Savoir relatif et absolu"
.




La terre entourée d'un champ psychique

« Avec cette expérience mondiale, nous sommes en train de démontrer
 d’abord que notre conscience n’est pas limitée à notre corps,
mais semble s’étendre dans un espace beaucoup plus vaste, explique Roger Nelson.
Ensuite, qu’il semble bien exister une conscience globale dont nous faisons partie.
Scientifiquement, il y a encore beaucoup à faire
pour que cette hypothèse soit validée à cent pour cent.

La première conséquence de cette découverte,
c’est qu’il faudra réviser nombre de dogmes scientifiques
sur la nature de l’esprit, de la conscience, et même de la vie.
La seconde est que, individuellement, elle permet de mieux comprendre
que nous faisons partie d’un tout,
que nous sommes tous reliés les uns aux autres… »

Dernières nouvelles :
depuis quelques mois, un autre phénomène est également observé.
« Les tracés de cette électroencéphalographie de la Terre
sont en constante augmentation, ajoute Roger Nelson.
Comme si la conscience collective était en train de s’éveiller. »

Ce qui peut correspondre au déclin de l’individualisme
 qui a prévalu ces dernières années
 au profit de la famille, du groupe, du collectif.
Un sentiment que beaucoup commencent à ressentir ou à expérimenter,
surtout à une époque où les catastrophes écologiques et les menaces politiques
invitent à davantage de solidarité et d’intérêt pour le devenir de l’humanité.
.
Article ICI
.



Rêve-vision : Réseau autour de la Terre

Mercredi 17 juillet 2019

Les visions diffèrent des rêves ordinaires 
parce qu'elles donnent une vue d'ensemble sur votre vie
 ou vous montrent quelle est votre place 
dans le système plus vaste de la planète. 

Les visions peuvent révéler des images du monde futur 
pour vous permettre de vivre plus consciemment aujourd'hui 
ou vous préparer à aborder une nouvelle partie du but de votre vie, 
qui peut être de servir les autres.

Certaines visions vous poussent à voir plus grand, 
à vous sentir éternel et unifié avec le reste de la vie. 
Les visions vous font dépasser vos préoccupations personnelles
 - pour vous intéresser à l'humanité ou à la planète.

Par exemple, Guillaume fait ce rêve :

On me montre un réseau qui encercle la terre 
et j'apprends que c'est un moyen par lequel nous 
-tout le monde sur terre- 
pouvons accéder à n'importe quelle information relative 
à notre bien-être collectif.

C'est comme une aura d'énergie 
qui n'est pas affectée par le temps linéaire, 
et qui, de ce fait, inclut toutes les connaissances 
passées, présentes et futures.
.
"Les rêves"




mardi 16 juillet 2019

"Rêves en commun" : où se situe la conscience ?

Mardi 16 juillet 2019


Au plus profond de la forêt amazonienne, 
les Achuar et les Huaorani sont rassemblés pour leur rituel quotidien . 
Chaque matin, tous les membres tribaux se réveillent avant l'aube, 
et, après avoir rejoint les autres quand le jour point 
et que la lumière vient inonder le monde,
 ils font part à tous de leurs rêves. 
Il ne s'agit pas d'un passe-temps intéressant,
 d'une occasion de raconter une histoire quelconque. 

En effet, selon ces Indiens, un rêve n'appartient pas seulement
 à celui qui a rêvé mais à tous, collectivement. 
La personne est simplement le réceptacle que le rêve a choisi 
pour entretenir une conversation avec la tribu entière. 
Pour ces deux tribus, le rêve est en quelque sorte 
un itinéraire à emprunter dans l'état de veille, pendant la journée. 
Il leur sert à prédire ce qui est à venir pour tous 
et à entrer en communication avec leurs ancêtres 
ainsi qu'avec le reste de l'univers.

Pour eux, le rêve est la réalité, la vie éveillée ne l'est pas.

Très loin au nord de cette zone, un groupe de chercheurs 
a également découvert que les rêves n'appartiennent pas au rêveur 
qui est endormi dans un caisson insonorisé derrière un écran électromagnétique, 
des électrodes collées sur le crâne. 
Ils appartiennent à Sol Fieldstein, un étudiant de troisième cycle 
qui se trouve dans une autre pièce, 
à plusieurs centaines de mètres du premier rêveur. 

Sol Fieldstein est en train d'examiner 
un tableau de Carlos Orozco Romero intitulé Zapatistas
 et représentant des révolutionnaires mexicains partisans d'Emiliano Zapata. 
Accompagnés de femmes coiffées de châles, ils avancent d'un bloc 
sous des nuages sombres prêtes à éclater en orage.
Sol a reçu l'instruction d'envoyer ces images au dormeur, par la pensée volontaire.



 Quelques instants plus tard, le rêveur William Erwin, psychanalyste, 
se réveille et raconte son rêve. 
C'était étrange, dit-il aux chercheurs. 
Quelque chose qui ressemblait à une superproduction de Cecil B. DeMille. 
Une image lui revenait sans cesse : sous un ciel menaçant, 
il voyait une sorte de vieille civilisation mexicaine.

Le rêveur est le réceptacle d'une pensée empruntée, d'une notion collective,
 présente dans les vibrations microscopiques évoluant entre les rêveurs. 
L'état de rêve est plus authentique, car il prouve 
et fait ressortir le lien de façon plus évidente. 
Un état de veille en isolation,
chacun dans une pièce séparée est une imposture, 
ainsi que les Indiens d'Amazonie le conçoivent.
Une des questions posées dans le cadre du programme PEAR 
concerne la nature de l'appartenance de la pensée. 
(...)
Alors, où se trouve précisément l'esprit humain ? 
En Occident, la culture traditionnelle veut qu'il soit localisé dans le cerveau. 
Mais si tel est le cas, comment les intentions et les pensées 
peuvent-elles atteindre d'autres personnes ? 
Serait-il possible que la pensée soit ailleurs,
quelque part en dehors de nous ? 
Ou encore, existe-t-il une pensée collective
Ce que nous pensons ou rêvons affecte-t-il les autres ?

Lynne Mc Taggart
"Le Champ"

.


Si le corps humain échange de l'information
avec un champ mutable de fluctuation quantique,
cela sous-entend quelque chose de très profond sur le monde,
à savoir que les humains seraient capables d'accéder  à des connaissances
et de communiquer de manière bien plus profonde et vaste
que ce que nous envisageons actuellement.

Les frontières de l'individualité seraient également estompées,
 ainsi que notre sentiment d'être séparés du reste.
Si les organismes vivants se résument à des particules chargées
qui interagissent avec un champ,
envoyant et recevant de l'information quantique,
où finissons-nous et où le reste du monde commence-t-il ?

Et où, dans tout cela, la conscience se trouve-t-elle ?
Dans notre corps ou dans le Champ ?
Mais, à l'évidence, il n'y a plus de reste du monde
si nous et le monde sommes si intimement interreliés !
.

Lynne Mc Taggart
"Le Champ" 
.






Conscience non-localisée

Mardi 16 juillet 2019

 

William James,
bien connu comme le père de la psychologie américaine,
 déclara ceci :
"D'après mon expérience,
une conclusion ferme émerge péremptoirement. 
Nous-mêmes et nos vies ressemblent
aux îles dans la mer ou aux arbres dans la forêt. 
L'érable et le pin chuchotent entre eux par les feuilles, 
mais ils enchevêtrent leurs racines sous terre 
et les îles se rejoignent par le fond des mers. 
sur le fond duquel notre individualité érige des barrières accidentelles 
et dans la profondeur duquel nos multiples esprits plongent, 
comme si c'était une mer-mère, un réservoir..."

Le physicien Erwin Schrödinger émit un avis semblable : 
"Dans le monde entier, il n'y a aucun cadre dans lequel 
nous puissions trouver la conscience au pluriel. 
C'est simplement quelque chose que nous construisons 
en raison de la pluralité spatio-temporelle des humains, 
mais cette construction est fausse...
les consciences propres aux individus
sont numériquement identiques entre elles 
et avec ce Soi qu'elles forment sur un plan plus élevé."

David Bohm en vint exactement à la même conclusion :
"Dans ses tréfonds, la conscience de l'humanité ne fait qu'un
C'est une certitude virtuelle, car, même dans le vide, la matière ne fait qu'un.
 Et si nous ne le voyons pas, c'est que nous ne voulons pas le voir."

En 2001, Henry Sapp fit figurer
la fable de la conscience non-localisée
 dans le cadre de la physique actuelle. 
"La physique nouvelle, fit-il remarquer, 
présente un commencement de preuve que nos pensées humaines 
sont reliées à la nature par des connexions non locales : 
ce qu'une personne choisit de faire dans un endroit 
semble immédiatement avoir un effet
sur ce qui se passe ailleurs dans l'univers. 
Cet aspect non local se comprend quand on conçoit l'univers
 non pas comme un ramassis de petits morceaux de matière, 
mais plutôt comme un ensemble de "bits d'information" en expansion.

A moins que les scientifiques n'aient une réputation solide,
 les fables sur les phénomènes paranormaux constituent un terrain dangereux pour eux 
et en font les cibles idéales sur le plan de la critique et même de la censure. 
Cependant, l'accumulation de preuves concernant la connexion non localisée 
entre le cerveau et l'esprit des gens est maintenant devenue si significative 
que même la communauté scientifique dominante y prête attention.

.
Ervin Laszlo
"Science et champ akashique"
.



lundi 15 juillet 2019

Connexion des esprits

Lundi 15 juillet 2019



Entre 2002 et 2011, j'ai eu l'occasion de participer 
 successivement à trois forums "jungiens" sur internet.

Il y avait en général entre dix et trente participants actifs,
de toutes les parties du monde.
Nous y abordions des thèmes relatifs à la psychologie des profondeurs...
et puis nous nous communiquions (en privé) certains de nos rêves :
nous en parlions entre nous...et quand c'était possible, 
nous les analysions.  

Au-delà des informations partagées, 
ce qui m'a vraiment marquée, au cours de ces années, 
c'est de voir à quel point les "inconscients" des uns et des autres
étaient en communication constante.

Outre le fait que les synchronicités étaient monnaie courante, 
il n'était pas rare que le rêve apporté par l'un traite précisément 
du problème  qui préoccupait un autre...comme si le premier avait rêvé 
non seulement "pour lui", mais aussi "pour l'autre". 

Plus ou moins rapidement, j'ai pu constater, à chaque fois,  
de quelle façon un "réseau inconscient" se mettait en place, 
un réseau qui fonctionnait un peu à la façon d'un "inconscient de groupe"...

Dans ces partages qui se faisaient, non seulement au niveau conscient,
 comme cela a lieu habituellement dans la vie courante, 
mais aussi à un niveau plus profond, en lien avec l' "inconscient",
la notion d'individualité apparaissait tout à coup comme très "relative"...
et les barrières psychiques s'effaçaient souvent,
mettant en évidence, de façon flagrante,  
les "liens invisibles" qui nous unissent, 
par une sorte de "télépathie" difficile à expliquer,
mais extrêmement intéressante à vivre.

Une expérience intense et inoubliable
(surtout dans le premier forum)
qui m'a permis de prendre conscience,
très concrètement,
de la non-séparation des psychismes
ou, pour reprendre un vocabulaire jungien,
de la réalité de l'inconscient collectif.

.
La Licorne
.


dimanche 14 juillet 2019

Science et synchronicité

Dimanche 14 juillet 2019



Nos vies ne nous appartiennent pas.
De la matrice à la tombe,
 les hommes sont liés les uns aux autres.
Passé et présent.
Et par chaque crime et chaque bienveillance,
nous enfantons notre avenir.

.
Dialogue du film
"Cloud Atlas"

.





A terme, science, philosophie et spiritualité ne doivent faire qu'UN
dans notre effort de décrire notre relation au réel.
.
Philippe Guillemant
.

L'humanité sombre-t-elle dans une folie collective ?
Le monde est-il promis au chaos ou faut-il seulement se résigner
à un clivage toujours grandissant entre ceux qui profiteront demain
d'un prétendu "progrès" - robotisé et déshumanisant -
et les laissés-pour-compte ?
Inverser cette tendance mortifère exige des lumières nouvelles, 
qui transforment cette "crise du sens" en opportunité. 

Les clés se trouvent dans la nature humaine elle-même
et dans l'émergence déjà sensible d'une spiritualité
 à la fois révolutionnaire, laïque et rationnelle.
Dimension essentielle de l'existence, mais aussi subjective et mal cernée,
la spiritualité ne s'oppose plus désormais à la science ni à la raison.
 En se confrontant à l'énigme de la conscience et de la réalité,
la science redécouvre en effet le coeur d'enseignements spirituels
largement dévoyés au fil des siècles par les jeux de pouvoir et de domination.

Il en ressort que nous sommes reliés aux autres et à la nature 
par des liens invisibles mais ô combien réels et puissants. 
Dans le tumulte du monde moderne, il appartient à chacun
de se confronter pleinement à sa nature profonde
et de prendre ses responsabilités en conséquence,
loin des dogmes et des croyances.

.
Jocelin Morisson
"L'ultime convergence"
.