mardi 6 février 2018

Rêves et clairvoyance

 Mardi 6 février 2018
 

 
Contemplatif, le « clairvoyant » est réceptif à la manière des artistes.
Il est subtilement perceptif grâce à une forme particulière de passivité mentale
grâce à laquelle ils absorbent les vibrations auxquelles ils se sont rendus réceptifs.

 La clairvoyance peut se définir comme la faculté de percevoir
des événements présents, passés, futurs, proches et lointains
 qui échappent à l’être humain ordinaire.
Au-delà des contraintes du temps et de l’espace,
la clairvoyance capte des événements passés et à venir.
Selon les pouvoirs psychiques de chaque individu,
la clairvoyance se situe à trois niveaux :
 
•    La clairvoyance instantanée permet de voir un événement à distance
lorsque celui-ci est en train de se passer.
•    La post-connaissance, qui permet de voir des événements passés.
•    La pré-connaissance, qui permet de voir les événements à venir.
 
La clairvoyance est très ancienne,
comme en témoignent divers écrits des philosophes grecs
 qui recherchaient la sagesse par le biais du psychisme.
 Leurs expériences revêtaient alors le nom « d’extra lucidité ».

Dans la Bible, on retrouve plusieurs allusions aux rêves clairvoyants.
Ainsi, Joseph perçut le songe du pharaon dans lequel ce dernier voyait
sept années de bonheur suivies de sept années de famine.
Grâce à ce songe capté par Joseph pendant le sommeil du pharaon,
le pharaon put intervenir.

 Hippocrate, lui aussi, donna sa définition, de la clairvoyance :
« lorsque l’âme peut voir les yeux fermés ».
De nombreux exemples concernant la clairvoyance ont jalonné les siècles.
Plusieurs volumes encyclopédiques ne suffiraient pas à les contenir…


 

Citons cet exemple surprenant que relate le philosophe Kant
dans « Rêve d’un visionnaire».
 
Un soir de mil sept cent cinquante neuf,
le grand scientifique et mystique Emmanuel Swedenborg décrivit
avec un souci du détail très impressionnant,
un incendie ravageur qui se déroulait à trois cent mille
de l’endroit où lui-même se trouvait, ce soir là.
Le clairvoyant expliqua et commenta toutes les images mentales
qui imprégnaient son esprit devant plusieurs témoins.

 A cette époque, la supercherie était impossible :
aucun moyen de communication n’existait.
 Le sérieux de l’expérience se renforça encore lorsque deux jours plus tard,
 un messager qui avait échappé à l’incendie propagea la nouvelle
 en décriant le tragique accident : toutes les descriptions
auxquelles Swedenborg s’était livré deux jours auparavant
étaient exactes dans les moindres détails…

Cette anecdote et d’autres histoires témoignent d’un mystère
et suscitent autant la curiosité que le scepticisme. 
(...)
 
 

Lecture à distance

En 1649, à Dijon, un étudiant se lamentait de ne pouvoir parvenir
 à déchiffrer le sens d'un certain passage d'un auteur grec.

S'étant endormi avec cette préoccupation d'esprit, il se vit, en rêve,
transporté dans la bibliothèque de Stockholm où il put consulter un ouvrage
 dans lequel se trouvait l'explication tant désirée.
Il y en avait dix lignes qu'il se remémora et put reproduire à son réveil.

Avec l'esprit de suite du vrai observateur, il écrivit sur le champ à Chamot,
 ambassadeur à Stockholm, pour le prier de signaler le fait à Descartes
(qui était à ce moment l'hôte de la reine Christine)
 et lui demander d'en contrôler l'exactitude.
Descartes, vivement intéressé à cette requête,
 s'empressa de se rendre à la bibliothèque, il y trouva le livre
à la place repérée par le visionnaire et, sur la page indiquée,
les dix lignes du commentateur helléniste
que l'étudiant avait reproduite à son réveil.
.
Anecdote rapportée par Swedenborg
.

 
 

2 commentaires:

  1. Comme le disait Jung, il y en a pour lesquels les cloisons sont plus transparentes. Amitiés?

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    1. Oui...c'est ce qu'il disait en parlant...de lui-même ! :-)

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