dimanche 17 décembre 2017

L'espace du rêve pour les chamanes

Dimanche 17 décembre 2017 
 

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...chez les indiens d'Amérique, l'activité onirique était fortement valorisée.
Dans certaines tribus, les Anciens enseignaient aux plus jeunes
la manière de rêver convenablement,
en les faisant dormir auprès d'une personne expérimentée.
 
Les Aborigènes d’Australie peuvent saluer un inconnu
qu’ils croisent pour la première fois en lui demandant :
« De quel rêve viens-tu ? »
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Ce qui définit le chaman, poursuit Marius Moutet, 
c’est « son ouverture à une réalité différente
(...)

« Dans la cosmogonie chamanique, il y a deux sortes de rêves : 
le grand rêve (tel le dream time des Aborigènes), 
par lequel l’esprit donne sa forme au monde, 
et les petits rêves des personnages dont il l’a peuplé, 
enchâssés dans le premier comme des poupées gigognes », 
décrit Olivier Chambon, psychiatre « chamanophile », 
tel qu’il se définit lui-même, initié à l’Approche chamanique de la thérapie 
par Liliane van der Velde (elle-même formée par Michael Harner).



L’espace du rêve apparaît ainsi comme un lieu intermédiaire 
dans lequel nos consciences rejoignent la conscience universelle 
(on retrouve cette idée chez Carl Gustav Jung). 
 
« Il n’est pas séparé de la réalité ordinaire. 
Il correspond seulement à un état de conscience différent, 
précise Myriam Beaugendre, psychologue clinicienne. 

Le chaman ne s’intéresse pas seulement aux rêves nocturnes
mais aussi aux rêves éveillés ou aux visions 
qui surgissent dans des états de conscience modifiés. »
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Myriam Beaugendre
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Témoignage de Corine Sombrun
journaliste qui, à la suite d'un reportage en Mongolie,
a vécu une expérience chamanique




 

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