dimanche 26 avril 2015

D'autres façons d'aborder les rêves (2)

Dimanche 26 avril 2015

Les rêves  : messages des dieux ?

Les Egyptiens voyaient dans les rêves des messages des dieux.
Les psychanalystes y voient des messages de l'inconscient, des choses habituellement refoulées.

Les uns et les autres ont fondé les interprétations des rêves sur un code, un langage symbolique établi en fonction de leurs propres critères, imposés par la culture, la religion, l'expérience des interprètes et aussi des dormeurs.

Aux rêves sont associées les activités de l'âme dans presque toutes les sociétés humaines , encore de nos jours. C'est dire si les mystères de l'âme et ceux du rêve sont encore épais. Pour expliquer l'une, l'homme a toujours souhaité interpréter les autres.


Des peuplades amérindiennes ont créé des objets magiques très fonctionnelles qu'ils nomment "pièges à rêves".
Grâce à ces instruments, les rêves des membres de la tribu, du clan, sont censés être captés par le piège et ainsi, ils ne peuvent polluer les autres membres de la communauté. C'est un moyen de détourner et d'empêcher les mauvaises choses qui nous naissent parfois des rêves et s'épanouissent dans la réalité éveillée.

Bref, depuis des lustres et jusqu'à présent, l'espèce humaine tente d'expliquer le rêve, de s'en protéger, de le comprendre.

Que le rêve soit purement chimique et mécanique, ou qu'il permette d'atteindre les replis du subconscient et son lot de désirs et de fantasmes refoulés, savants, prêtres, sorciers, initiés oeuvrent en tout cas sans relâche pour contrôler et expliquer ce domaine si vaste qui reste le plus grand terrain d'aventure à défricher à la disposition de l'humanité.

De la conscience de l'humanité



En Australie, les aborigènes semblent posséder une sorte de science très particulière des rêves, et cette connaissance spéciale reste une énigme pour les Occidentaux, moins "disposés" à appréhender le sujet...

L'interprétation d'un rêve suppose plusieurs niveaux de lecture, de décryptage.

Ce qui apparaît en filigrane dans les rêves, c'est l'histoire de la conscience, de la situation de l'humanité (à travers les individus), entre ciel et terre, entre eux et Dieu...

Chaque histoire, chaque scénario d'un rêve est lié au dormeur qui en est un peu le vigile, voire le dépositaire temporaire d'informations.

Une partie importante ou infime du rêve reste pour toujours secrète, donc sans interprétation possible, ni même souhaitable.

Les aborigènes estiment que les rêves transmettent aussi la Loi.
Une Loi immuable, confiée, transmise à l'homme voici des milliers d'années par les ancêtres créateurs ! Une loi que les hommes se doivent à la fois de respecter et de préserver en la faisant, pourquoi pas, évoluer ; mais surtout sans en déformer le contenu essentiel...
(...)
image ici

Rêve et divination

...Le rêve prend parfois l'aspect étrange de la divination.
Qui ne connaît pas une mère, un voisin ayant rêvé d'un événement qui s'est effectivement réalisé ? Tout le monde a en mémoire l'horrible catastrophe de ce terril éboulé en Ecosse dans les années 1970, accident rêvé par une enfant quelques jours avant qu'elle ne périsse avec ses camarades dans son école recouverte par des tonnes de poussières de charbon...



D'autres cas de voyance par rêve sont fameux, et nous croyons qu'il faut se garder de donner une explication logique à un phénomène qui ne répond pas nécessairement à nos critères rationnelles, en particulier dans le domaine onirique que nous abordons à peine.
Acceptons les faits tels qu'ils se produisent et, surtout, acceptons que, parfois, en dehors de toute normalité décrétée par l'establishment, des individus soient contemporains du futur.

Plus que les scientifiques- et ceci est valable pour d'autres domaines, les philosophes parviennent à nous faire accéder à des dimensions supérieures.Les philosophes et les vrais artistes.
Gardons-nous de prendre pour argent comptant les révélations scientifiques. Elles ne sont que limitatives.


Le sociétés occidentales ont deux attitudes face aux rêves :
- ils sont des signes divinatoires, déduction et acceptation issue des religions, superstitions et autres croyances populaires
- ils sont considérés comme l'image brute du cerveau qui lâche ses refoulements, ses frustrations de nature généralement sexuelle, cela va sans dire...Merci Sigmund !
Hors de ces stéréotypes, point de salut  ! Quel manque d'imagination.

Le rêve est pour l'humanité la clé de l'espace-temps.

Pourtant, force est de constater que les Occidentaux ont totalement perdu les liens, les fils d'Ariane qui les reliaient à leur nature divine, spirituelle.


art aborigène

Dans les communautés dites "primitives", point d'état d'âme (comme cette formule est juste !).
Notez que ces gens ne se gavent pas pour mieux vivre d'anxiolytiques, de neuroleptiques et autres antidépresseurs, merveilles de la civilisation.
Qui sont les sauvages ?


L'accès à la Connaissance

Ceci pour dire qu'entre la prophétie ou l'analyse psychanalytique, il existe d'autres façons de fouiller les rêves. 
Nous devons peut-être les considérer comme des encouragements, des coups de pouce.

Le rêve peut permettre l'accès à la Connaissance, et, à travers les trames oniriques, nous pouvons dialoguer avec notre destin. Ce n'est tout de même pas rien !




Curieusement, alors que cet ouvrage se veut un peu un mode d'emploi pour décoder les rêves et que pour cela nous fournissons quelques outils, nous affirmons aussi qu'il n'existe aucune règle absolue, aucun  tableau applicable de façon définitive.
Un symbole, quel qu'il soit, aura TOUJOURS une signification différente selon les personnes, sans parler des multiples niveaux d'interprétations possibles.

Voici une règle par contre qu'il ne faudra jamais négliger : la valeur individuelle, la différence. Pour interpréter les rêves par la cabale (*), pas de pensée unique !
Nos propos seront certainement marqués au crayon rouge, car reconnaître la valeur de l'individu au sein de notre société mondialiste, voilà qui sent l'hérésie.


Le rêve est un chemin libre, réellement, pas seulement dans les mots.
Le rêve est un univers ouvert à tous, et l'individu y a sa place.
 La monoculture et l'uniformisation sont proscrites.
Le rêve est la seule liberté du prisonnier.

Run Futthark
"Interpréter ses rêves par la cabale"



(*) : Cette méthode d'interprétation "par la cabale" consiste à se concentrer sur les "mots importants" du rêve et sur leur "valeur numérique"...elle repose sur le "mystère des mots"...et elle s'appuie sur une très ancienne Tradition qui suppose qu'on peut accéder à la "Connaissance suprême" par les nombres
C'est une méthode, que, pour ma part, je ne pratique pas...(je préfère la méthode jungienne) mais il est intéressant de savoir qu'elle existe...
La Licorne

samedi 25 avril 2015

D'autres façons d'aborder les rêves (1)

Samedi 25 avril 2015


Rêver est une activité spéciale, particulière, du cerveau humain.
le rêve favorise la relation entre l'homme et le grand architecte de l'univers.

Pendant le sommeil, l'Ëtre se trouve dans un état très particulier,
les techniciens de la radio diraient qu'à l'état de somnolence
l'individu se situe sur un canal, une fréquence,
qui le met en situation favorable de réceptivité.

Quelques rêves sont porteurs de signaux,
voire de messages destinés directement au rêveur.
Ils lui sont propres, concernent son destin, son évolution.

Le dormeur, pendant ses périodes de rêve, est alors un medium,
c'est-à-dire qu'il se situe au milieu, en inter-médiaire.

C'est donc ces rêves spéciaux qu'il est intéressant d'interpréter
 par la vieille cabale, l'ancienne science traditionnelle,
chère aux initiés, spécialistes d'Hermès.
Grâce à elle, il est possible de percer les messages diffusés en filigrane
dans les scénarios oniriques de nos vies nocturnes,
silencieuses et immobiles.
(...)

Sommes-nous des sortes de monstres biologiques ?
la taille de notre encéphale peut le laisser penser.
Cette matière grise gélatineuse, visqueuse, aux multiples circonvolutions,
baignée dans un liquide et protégée par la boîte crânienne,
cache dans ses replis les plus tortueux les mystères de notre savoir,
de nos ignorances, de nos refus, de nos excès,
de notre sagesse et de notre folie.
(...)


Des questions se posent
quant au fonctionnement de notre cerveau :
toute activité cérébrale est le résultat d'une énergie électrique :
le rêve, la pensée sont-ils producteurs de cette énergie
ou sont-ils nés de l'électricité ?

 Comment naissent-ils, où exactement et pourquoi ?
 Dans les années 1960, des savants soviétiques ont mis en évidence
une sorte de cartographie de l'écorce du cerveau humain,
ils ont ainsi réalisé que les "planches" de celui-ci
présentent des analogies frappantes 
avec des planches astronomiques.

Le sage Hermès Trismégiste n'exprimait rien d'autre en son temps
quand il affirmait que
Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas  !
(...)


Bien dormir, c'est bien rêver.
C'est se mettre dans les conditions propices à une relation avec le divin,
paramètre que nous devrions prendre aussi plus souvent en compte
dans toute démarche de recherches et d'expérimentations scientifiques.

Pendant notre sommeil, nous menons une vie parallèle
à celle de nos périodes de veille.
Totalement empreint de mystères,
le sommeil est une porte d'accès sur d'autres mondes,
un voyage aventureux de tous les soirs
ainsi que le disait Charles Baudelaire.


Dormir vient rarement de façon spontanée,
sauf pour quelques personnes atteintes de maladies spécifiques.
Généralement, avant de tomber peu à peu dans les bras de Morphée,
l'individu s'adonne à certains rites, toilette, habillage,
choix d'un livre ou d'un programme télé...

Peu à peu le rythme général du corps -et de l'esprit-
redescend à un niveau plus bas, les fonctions se ralentissent.
C'est alors le moment favorable pour s'allonger et éteindre la lumière.
Il semble indispensable, pour parvenir au sommeil,
que nous abandonnions tous les éléments qui forgent notre personnalité.
Nous abaissons la garde, en quelque sorte.


D'une certaine façon, comme le diraient les spécialistes de l'hypnose,
nous procédons à une régression psychique tout en remontant le temps (*)
jusqu'à notre prime jeunesse, voire au-delà, à l'état de foetus.
La position foetale revient d'ailleurs spontanément pendant le sommeil
chez un grand nombre de personnes.

Tout d'abord, donc , le sommeil est un extraordinaire voyage dans le temps,
EN SENS INVERSE DE LA CHRONOLOGIE NORMALE,
et c'est à retenir, car nous verrons plus tard
l'importance du mot REVER.(**)


Pendant cette période - plus ou moins longue -
au cours de laquelle l'individu s'endort, il perd toutes ses notions de base,
dont celle du temps !
En cela, l'être qui entre en sommeil est au même niveau d'évolution
qu'un enfant ou un être primitif.
(...)


Notons que le sommeil, naturel ou provoqué
(par des drogues par exemple)
entre toujours dans les rites initiatiques
les plus simples comme les plus élaborés.

Le sommeil a toujours été considéré
comme détenteur de tous les mystères de la Création 
et aussi de toutes les réponses aux questions que l'homme se pose,
notamment à propos de la quête d'immortalité, notion surnaturelle
que le sommeil n'est pas loin d'atteindre parfois.
C'est un thème récurrent dans bien des contes et légendes
comme La Belle au Bois Dormant.
(...)

Run Futthark
"Interpréter ses rêves par la cabale"



(*) Au moment même de dormir, l'individu se trouve dans les conditions similaires
à celles qui étaient les siennes avant sa naissance :
il est dans un univers noir, chaud, comme en apesanteur du fait de sa position allongée,
les bruits sont atténués, ses activités générales sont végétatives -
l'Être RE-NAÎT à l'envers !

(**) Le mot REVER se lit à la fois à l'endroit et A L'ENVERS,
c'est un palindrome.





jeudi 23 avril 2015

La Langue des Oiseaux (2)

Mercredi 15 avril 2015


C'est le printemps :
les oiseaux nous gratifient en ce moment de leurs plus beaux chants, 
et me donnent l'envie de revenir un peu, 
pour clore ce long développement autour des Rêves,
de l'Egypte et de l'Alchimie 
à cette "langue" à la fois simple et complexe, 
amusante et mystérieuse, ancienne et toujours nouvelle : 

Cette "langue" qui fait éclater les mots et en révèle le sens caché 
en les traitant comme des sortes de "rébus"... 
n'est pas sans rappeler, bien sûr, 
le langage des hiéroglyphes.

D'après Schwaller de Lubicz, grand connaisseur de l'Egypte, 
si ce pays a maintenu aussi longtemps un système d'écriture non alphabétique
ce n'est pas par ignorance, mais parce que la mentalité pharaonique refusait, 
en toute conscience, la pensée métaphysique et rationnelle.
La forme hiéroglyphique rend en effet impossible 
le système syllogistique d'une telle science.
(Cf "Le miracle égyptien", p 230)



Le hiéroglyphe, comme le mot l'indique (hiéros) n'est pas "rationnel", il est sacré...
il permet l'expression du sacré, car il est imagé, à la fois phonétique et symbolique, 
et se lit, contrairement à nos mots "alphabétiques" à plusieurs niveaux.

Il aurait, d'après les spécialistes, trois niveaux de signification simultanés :
un niveau "concret", un deuxième niveau, plus abstrait
et enfin, un niveau "sacré" (niveau ésotérique, parfois réservé aux initiés).

Il ne s'adresserait donc pas seulement au mental 
mais à la totalité de l'être : corps-intellect-esprit.


Exemple ci-dessus :
Premier niveau : une plume, 
deuxième niveau : la vérité, 
troisième niveau : la déesse Maât

"Pour les Egyptiens, l'importance du "nom" est immense : 
comprendre un nom, c'est comprendre la formation d'un être ou d'une chose ; 
savoir composer un nom, c'est participer à la Création."( Enel )

Ainsi, ils étaient extrêmement attentifs aux mots et à leur écriture... 
bien loin de l'usage purement utilitaire que nous en faisons aujourd'hui. 
Pour eux, les mots, et en particulier les "noms" étaient bien plus que des "signes",
 ils avaient une portée qu'on pourrait qualifier de "magique"...


C'est sans doute quelque chose de cette "magie", 
de cette "puissance oubliée des mots" qui s'exprime 
par le truchement de la langue des oiseaux...
langue à laquelle le français se prête tout particulièrement...
ce qui fait dire à certains qu'il pourrait s'agir, comme pour l'hébreu, 
d'une langue "sacrée"...

La "langue des oiseaux", qu'on appelle parfois, la "langue des dieux" (*) , 
trouverait donc son origine très loin dans le passé 
et serait bien autre chose qu'un jeu distrayant, 
bien autre chose qu'un simple système de codage 
inventé par les troubadours ou les alchimistes, pour crypter leurs propos...
elle serait comme une langue ancienne, naguère bien connue, 
mais que nous avons "oubliée"...que nous devons "retrouver"...
afin d'accéder aux secrets de nos profondeurs...
et au caractère "sacré" de nos existences...
Quelque chose comme la "langue de l'âme" ?

Il est d'ailleurs intéressant de constater
que l'inconscient, lui, la connaît bien 
et qu'il nous la "sert" régulièrement en rêve
même lorsqu'on ne s'y intéresse pas...


Ainsi, quand j'ai reçu, il y a quinze ans, ce mot  : "ISIBIS", 
dans  mon sommeil...je n'y ai d'abord rien compris...
car je ne m'intéressais, à l'époque, ni à l'Egypte, ni à la langue des oiseaux...
J'ai mis très longtemps à en explorer toutes les possibilités...
et je crois que, même aujourd'hui, je n'en ai pas fait le tour...
Je vais quand même essayer de vous en faire une synthèse très rapide...


ISIBIS, je dirais que c'est d'abord, Isis-bis 
(le retour d'Isis, le retour de la Déesse, le retour du "Féminin sacré
dans un contexte où il était "oublié" depuis longtemps...
puisque toute la place était prise par le "Masculin sacré", Dieu le Père...).


Ensuite, j'y vois Is -Ibis : une allusion au "Dieu Ibis" (lui-même...oiseau !), 
le dieu Ibis-Thot, devenu ensuite Hermès pour les grecs...
Thot-Hermès est le dieu égyptien de l'Ecriture et de la Connaissance en général 
et il est aussi celui qui est censé avoir "fondé" l'Alchimie...(Hermès Trismégiste)

Associé à Isis, il rappelle que l'Alchimie est aussi liée à cette dernière...
qu'il ne faut pas oublier "Mère Alchimie", c'est-à-dire "Mère Nature"...
maîtresse de la Vie et des Transformations...


Enfin, Isis-Ibis, c'est aussi l'association de deux noms bien connus...
Si Isis est la déesse aux "dix mille noms", elle a porté aussi, bien sûr, 
celui de la déesse de l'amour...Vénus-Aphrodite...
Et puisqu' "Ibis-Thot" est couramment identifié à Hermès...
si on accole les deux termes, on obtient Hermès-Aphrodite...
l' "herm-aphrodite"  (ou Rebis) souvent cité en alchimie...
pour évoquer le secret de l'alliance du Masculin et du Féminin...

Les trois interprétations se rejoignent par bien des points, évidemment...

Le "Féminin sacré" et "l'Alchimie" étant des domaines passionnants, 
mais tellement vastes qu'on pourrait en tirer des dizaines de livres...
je m'arrêterai ici.
J'ai été suffisamment "bavarde" (13 articles  déjà, mine de rien)... 
alors, je vous renverrai à la littérature abondante qui existe déjà sur le sujet...
et je terminerai  par la devise bien connue des adeptes de la "Science mystérieuse" :-) :

SAVOIR, POUVOIR, OSER, SE TAIRE


La Licorne



(*) Encore appelée Langue des dieux (Platon), Langue des Anges (Dante), 
Langue Verte (Fulcanelli), Dive Bouteille (Rabelais), 
Gay Savoir ou Gay Science
la Langue des Oiseaux fut employée par les troubadours 
et utilisée par des auteurs 
comme François Villon, Rabelais, ou Cyrano de Bergerac 
pour masquer la dimension ésotérique de leurs oeuvres.



mardi 14 avril 2015

Isis, Osiris et les alchimistes

Mardi 14 avril 2015


Extrait d'une vidéo de Florence Quentin, 
auteur du livre "Isis, l'éternelle".

Elle nous parle de l'union du roi et de la reine,
chère aux alchimistes...et de son rapport
avec le couple mythique Isis-Osiris
.

L’union du Soleil et de la Lune donne le Rebis
(« res bina » : réalité ou « chose » double).
 Le Rebis est Roi et Reine, mâle et femelle,
 il est symbolisé par le Janus à deux visages.
.

androgyne de Khunrath
.
Les alchimistes sont généralement désignés
comme étant les disciples d’Hermès.
Ils pratiquent l’Art Royal qui correspond aux doctrines et aux méthodes
qui permettent de réaliser les Petits Mystères,
qui sont la première grande étape dans la réalisation intérieure
(la seconde étant les Grands Mystères).

La véritable alchimie est de nature purement spirituelle et « intérieure ».
Elle n’a absolument rien à voir avec les opérations matérielles
d’une « chimie » quelconque, au sens naturel de ce mot (Guénon).
L’expression « disciples d’Hermès » indique sans équivoque
que l’alchimie est ancrée dans la tradition hermétique.

L’hermétisme est une tradition d’origine égyptienne
revêtue par la suite d’une forme hellénisée,
sans doute à l’époque alexandrine,
et transmise sous cette forme au moyen âge,
à la fois au monde islamique et au monde chrétien.

Le mot alchimie est arabe dans sa forme.
Il dérive probablement du nom de « Kêmi », ou « terre noire »,
donné à l’ancienne Egypte, ce qui indique clairement son origine.
 La doctrine et la pratique hermétiques sont rapportées à Hermès
qui est identique au Thot égyptien.
.
Daniel Robin
"L'alchimie spirituelle"
.


"...Marie, Isis, la Terre Noire, l'Alchimie, sont,
avec des nuances, des noms de la même réalité
à la fois intérieure et extérieure :
la Grande Mère, la Nature Créatrice,
la Natura naturans des philosophes..."
.
Etienne Perrot
"La consolation d'Isaïe" p 54
.

jeudi 9 avril 2015

Alchimie et élixir de jouvence

Jeudi 9 avril 2015


A l’heure actuelle, beaucoup de gens se font une idée fausse de l’alchimie
c’est réduire son message que de la considérer comme une pratique magique peu crédible, 
ou un ensemble de techniques permettant la transformation, 
la transmutation d’un corps chimique en un autre, 
en l’occurrence la transmutation du plomb en or.



L’alchimie est en fait un courant de pensée 
qui plonge ses racines dans la plus lointaine antiquité de la plupart des continents ; 
on sait par exemple qu’elle était déjà pratiquée en Chine en 4500 av. JC. 
dans le but de rechercher des remèdes d’immortalité.
L'alchimiste  recherchait en effet  la "panacée", 
la formule permettant d'élaborer l'élixir de longue vie
appelé également élixir de jouvence.



Au cours de premiers siècles avant et après notre ère, l’alchimie (el-khem-ia) s’est développée à Alexandrie, en Egypte, au carrefour des cultures égyptienne, juive, grecque et même chrétienne.

L’alchimie résulte de l’amalgame :
- Des courants de pensée des philosophes grecs
- Des connaissances de l’époque en astrologie
- Des notions concernant les vertus thérapeutiques de certaines plantes et minéraux
- Des religions égyptienne et chaldéenne
- Des sectes mystiques perses (culte de Mithra) et juives, comme les Esséniens qui préfiguraient l’enseignement du Christ et se disaient déjà Thérapeutes ou médecins de l'âme.

L'alchimie continua à évoluer durant le Moyen-Âge et à la Renaissance, avant de s'éteindre au 18ème siècle.
Elle est communément considérée comme l'ancêtre de la chimie moderne.




Mais elle est bien plus que cela : elle représente un système de connaissances très complexe
elle a fasciné des philosophes et des savants de toutes époques. 
Beaucoup d’écrits au cours des siècles ont été les supports d'expression 
des grands principes alchimiques.

Dans son sens le plus large, l'alchimie se veut descriptive des grands principes de l'univers :
« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les dieux. » 
Maxime gravée sur le fronton du Temple d’Apollon, 
dieu médecin guérisseur et purificateur, à Delphes …


Les alchimistes étaient supposés chercher le secret 
de la fabrication de la Pierre Philosophale ou Médecine Universelle,
 mais derrière des textes constitués de symboles cachant leur sens au profane, 
ils s'intéressaient avant tout à la transmutation de l’âme, 
c'est-à-dire à l'éveil spirituel.

L’alchimie va au-delà de la recherche de la transmutation de la matière, 
l’alchimiste comprend rapidement que la réelle transmutation 
est celle de son esprit, de son âme.

La mise au point d’un élixir thérapeutique n’est qu'un aspect du travail alchimique . 
La guérison du corps étant indissociable de celle de l’esprit, 
la personne en recherche est amenée également à faire des prises de conscience 
et à progresser selon les lois de ce qu'on pourrait appeler une "alchimie interne".


C-G Jung, le père de la psychologie des profondeurs, reliera d'ailleurs , à la fin de sa vie, 
ses découvertes au sujet de l'évolution psychique au Grand Oeuvre et à la voie alchimique.
Certains de ses continuateurs, comme Marie-Louise Von Franz et Etienne Perrot 
feront ensuite de même et poursuivront cette intuition...
d'un processus "alchimique" menant à la réalisation de l'être 
au travers de transformations successives...


Remarquons, au passage, que le nom même de Jung 
(qui signifie "jeune" en allemand) 
est en rapport avec le sujet qui nous occupe... :-)


L'Elixir de jouvence est un breuvage mythique 
censé avoir une influence sur le vieillissement.
Connue également sous le nom d'élixir de longue vie, 
cette boisson "magique" pourrait 
rallonger la durée de vie d'un être ou le rajeunir.


Souvent on dit qu'elle jaillit d'une fontaine
dont l'emplacement varie selon les mythes.


On la présente également comme une potion 
demandant un grand savoir-faire et des ingrédients précis 
pour la concocter.

Fabrication de "l'eau-de-vie"...

La recherche de cet élixir remonte à des milliers d’années.
On peut la classer parmi les mythes universels 
car on la retrouve dans plusieurs légendes tout autour du monde.
On dit que les dieux grecs de l'Olympe buvaient une potion 
contenant de l’ambroisie et du nectar ...
alors que selon la mythologie égyptienne, Thot-Hermès (Hermès trismégiste
- que beaucoup considèrent comme le premier fondateur de l'alchimie - 
buvait de l’or liquide (également appelé or potable).
Les Sumériens ont écrit que les rois buvaient du lait de Ninhursag 
et les Hindous pensaient que leurs dieux buvaient du lait appelé Amrita.

Mais ce sont effectivement les alchimistes qui ont le plus recherché la recette de cet élixir.
Le mot vient directement de l’arabe el-iksir et signifie « l’essence, la quintessence de la matière », l’alchimie devant beaucoup également aux apports des médecins arabes 
qui fabriquaient des remèdes issus de la transformation de produits naturels 
et mirent au point les techniques de distillation (invention de l’alambic).


Selon les contrées, les pistes de recherches furent différentes.
Les alchimistes taoïstes chinois par exemple recherchèrent un breuvage 
ou une pilule à base de soufre, de mercure et d'arsenic, 
ce qui est assez curieux compte tenu de la dangerosité de ces substances.


Au XIVème siècle, en occident, Nicolas Flamel fut l'alchimiste le plus réputé dans ce domaine. 
Une légende dit même qu'il aurait finit par découvrir le secret de l'élixir 
et s'en servit sur sa femme et lui-même.
On raconte que le Comte de Saint-Germain, grand aventurier du XVIIIème siècle 
aurait découvert également l'élixir et pu vivre grâce à lui plusieurs siècles. (*)

De nombreux écrivains ont écrit sur ce thème 
de la jeunesse éternelle, de la quête de l'immortalité ...
Citons par exemple Honoré de Balzac, et sa nouvelle "L'élixir de longue vie", 
Oscar Wilde et son célèbre roman "Le portrait de Dorian Gray"...
ou plus récemment, le livre "Pilgrim" de Timothy Findley, 
qui conte l'histoire d'un mystérieux personnage, immortel, traversant les siècles...
et faisant la rencontre du psychiatre Jung dans une clinique suisse...
Sans oublier bien sûr l'évocation de la Pierre Philosophale 
par J.K. Rowling dans Harry Potter...


(*) Bon, ne le répétez pas, mais après de longues recherches, 
j'ai fini par trouver LA recette de l'élixir de longue vie ...
C'est  ICI !
Mais  ne l'ayant pas -encore- essayée moi-même, 
je compte sur vous pour m'en donner des nouvelles ... :-))


La Licorne
 (d'après des sources diverses)



Prière égyptienne des quatre éléments
(feu, air, terre, eau)
.



samedi 4 avril 2015

Ô temps, recule ton vol...!

Samedi 4 avril 2015

Et si, oubliant l'aspect "personnel" du rêve 31,
on n'en retenait que la dernière image...?
Le temps s'inverse...
Impossible, me direz-vous...
Pas sûr...!
.
Depuis toujours, les légendes, les contes de fées
et les oeuvres de science-fiction
nous parlent d'anomalies temporelles,
de contrées dans lesquelles
 le temps s'écoule "différemment",
plus vite ou plus lentement,
et de "voyages dans le temps"...
.
Lisez donc cet article  ou regardez cette vidéo
(rien de "fantaisiste", c'est du "sérieux"...)

certains scientifiques l'affirment...
le temps peut "retourner sa flèche"...
c'est possible ...!!!
.

image ici  
 Mairie de la Paz en Bolivie - horloge inversée


Ô temps , recule ton vol ....!

L'Univers pourrait rassembler des régions où le temps s'écoule à l'envers. 
Ce n'est pas qu'une idée de physicien théorique lancée en l'air : aux yeux de Lawrence Schulman, 
de l'Université Clarkson (New York), cette théorie contre-nature serait la seule
capable d'expliquer la matière sombre.
Car quand on dit " à l'envers ", on veut vraiment dire " à l'envers " : dans ces régions bizarres, 
le lait se détacherait du café et retournerait prendre sa place dans la bouteille. 
Ces régions du cosmos seraient les survivantes d'un lointain futur.

Quel rapport avec la matière sombre ? 
C'est qu'on désigne sous ce nom une importante portion de la matière contenue dans l'Univers, 
non encore détectée parce que trop sombre, mais suffisamment importante pour expliquer si l'Univers poursuivra son expansion indéfiniment, ou s'il s'effondrera un jour sur lui-même, victime de la gravité.

Or, si un jour l'Univers doit effectivement mettre fin à son expansion et commencer à se contracter, 
la flèche du temps partira dans l'autre direction - du moins, c'est ce qu'affirme Lawrence Schulman, 
qui lui-même emprunte cette idée au physicien Thomas Gold, de l'Université Cornell.

Dès qu'on admet cette idée, le reste devient logique - façon de parler. 
" En raison de ce temps qui s'en va à l'envers
quiconque vivrait dans cette phase verrait la contraction comme une expansion ", 
affirme Schulman, en entrevue au New Scientist. 
Evidemment, il y a bien un ou deux petits paradoxes dans cette théorie :
"si la pluie cesse  avant même d'avoir commencé, serai-je mouillé ?" 
mais il en faut plus pour arrêter un physicien théorique...
.
Article scientifique trouvé ici
.
.
Vidéo de Pascal Grandmaison -" La main du rêve"

Imaginez un monde dans lequel
tout passe "à l'envers",
où l'on commencerait par la vieillesse
et on finirait par l'enfance...
sympa, non ?
Enfin découvert ,
le secret de la "cure de jouvence"...!!!  :-))

.
Notre inconscient serait-il capable, lui,
d'envisager cette possibilité de "rajeunissement"
de "retour en arrière"...
et de nous la transmettre "en rêve" ?
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Ceux qui voudraient poursuivre leur réflexion sur ce thème trouveront
plus de renseignements sur la "nature du temps" :
ICI ou LA
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La Licorne
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jeudi 2 avril 2015

Les rêves et l'Egypte (2)

Jeudi 2 avril 2015



Chaque instant de la terre d'Egypte 
fait renaître le temps vécu par les sages
à l'aurore de la civilisation pharaonique.(...)
L'Egypte du rêve parle du temps, d'éternité.
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Le pays d'Egypte : la représentation la plus gigantesque 
de la contradiction à laquelle l'esprit humain 
se trouve depuis toujours confronté : 
celle de la durée !

L'Egypte antique témoigne de la foi la plus éperdue 
en l'éternité de la vie et, dans le même temps, 
de la plus démesurée des volontés 
d'ancrage à l'insaisissable présent. 

C'est probablement avec l'Egypte et ses symboles 
que s'exprime le plus complètement 
la difficulté de vivre l'équilibre entre les plans matériel et spirituel, 
entre un destin terrestre soumis à la loi de l'éphémère 
et un destin éternel impliquant le sacrifice du moi !



Lorsque les pas du rêveur s'engagent dans les sables de l'Egypte, 
lorsque sa vision se pose sur les images attachées à cette terre, 
on peut, en règle générale,  supposer que la phase thérapeutique 
de la démarche analytique est, pour l'essentiel, accomplie. 
La problématique, allégée de ses classiques aspects freudiens, 
permet un élargissement du champ de conscience 
qui favorise la sérénité métaphysique. 
Le moi, désormais plus assuré, réduit ses protections 
et s'offre à la fécondation par les contenus initiateurs de l'inconscient. 

L'Egypte du rêve apparaît comme un centre spatial et temporel 
où se conjuguent dans l'harmonie l'adhésion au monde et à l'éternité. 
Ce processus de réalisation progressive du Soi 
tend à unir ce qui était en opposition 
et à dissoudre les contradictions fondamentales.

L'Egypte se confond avec le mystère d'une globalité 
qui ne sera jamais réductible aux équations du mental. 
Elle exerce une puissance attractive  capable d'arracher le patient 
aux justifications fallacieuses du système de défense. 
Elle l'entraîne sur un chemin de régénération des énergies

Quand le rêve propose les images qui relient au pays d'Egypte,
 il établit une communication avec la Source de vie.
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Georges Romey
"Le guide des rêves"
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