jeudi 29 janvier 2015

Rêve 19 : I love you

Samedi 12 mai 2012


J'avais une souris mâle et elle était dans sa cage
mais je la laissais vaquer dans la pièce aussi souvent que ça lui plaisait,
sa porte était toujours ouverte. La souris me parlait et je lui répondais,
nous étions en fait comme les meilleurs amis du monde
et elle était pour moi une sorte de gardien.
Ensuite, j'étais dans une ville fantastique, une ville de contes de fées
et il y avait une armée de "daimons" qui entrait dans la ville.


Il fallait les arrêter parce qu'ils étaient trop turbulents,
et ils avaient déclaré la guerre, ils étaient très hostiles.
Sur le pont leur faisait face ma souris, marchant à leur rencontre,
téméraire et le sourire aux lèvres.
Ma souris s'était transformée en un beau prince hindou.


Et je criai "Stop! Tu vas te faire massacrer !" et l'armée me regarda
et me dit "Il ne comprend pas ce langage, trouve autre chose pour l'arrêter".
Alors je lui criai "I love you! I love you!"
et ma voix semblait porter jusqu'aux confins de l'univers.
Le prince s'arrêta et me regarda, souriant.
L'armée aussi souriait, parce que j'avais trouvé les mots justes... :-)
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Rêve reçu par
Alkonost en 2007
.

11 commentaires:

  1. Bonjour,

    C'est un rêve intéressant et "sympathique", mais nous en savons bien peu sur le rêveur (ou la rêveuse) et sur le contexte intérieur ou extérieur associé à l'éclosion de ce rêve. :-)

    Commentaire n°1 posté par Amezeg le 12/05/2012 à 11h15

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    1. C'est vrai...si Alkonost passe par ici, peut-être pourra-t-elle répondre à tes questions...elle participe au Forum jungien "Autour de Carl". C'est là qu'elle m'avait proposé ce rêve, il y a plusieurs semaines déjà.

      Réponse de La Licorne le 12/05/2012 à 13h50

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  2. Bonsoir,

    À défaut d'autres informations se rapportant au contexte de ce rêve, je sais maintenant qu'Alkonost est "du féminin". Alors, je me dis qu'une souris mâle qui se révèle être également un prince me fait vraiment penser à une représentation de l'aspect masculin intérieur de la psyché d'une femme : l'animus.
    Une souris, en langage très familier, c'est une "nana", une meuf",etc. Une souris mâle ne serait-elle pas le masculin d'une souris... c'est à dire, précisément, l'animus lui-même ? Qu'une femme entre dans une relation d'amour avec l'animus, c'est à dire peut-être qu'elle reconnaisse pleinement l'animus pour ce qu'il est, est sans doute le bon chemin conduisant à l'apaisement d' un bon nombre de conflits latents ou en cours, au pays fantastique de son arrière-plan inconscient (la ville de contes de fées).
    Après avoir engagé un certain dialogue avec lui (parce que, dit le rêve, la cage est toujours ouverte), accepter totalement la réalité de l'animus, le voir pour ce qu'il est vraiment, un authentique masculin intérieur riche (un prince hindou) et non pas seulement une souris mâle (c'est à dire peut-être quelque chose d'un peu bâtard entre le féminin et le masculin ), permettrait de résoudre bien des conflits au sein de la personnalité en élargissant et en approfondissant le dialogue avec l'animus.

    Ce n'est que ma façon d'envisager ce rêve, ce n'est pas parole d'Évangile, bien sûr...

    Commentaire n°2 posté par Amezeg le 13/05/2012 à 21h17

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    1. Merci, Amezeg...je voyais aussi quelque chose de cet ordre...mais je me suis aussi posé des questions sur le pourquoi de tous ces détails et de cet "univers" particulier (prince hindou, ville conte de fées, armée de daimons...).
      Qui sont ces "daimons" qu'affrontent le "prince-souriceau" ?
      J'aurais bien aimé qu'Alkonost nous livre ses associations et son point de vue...ça nous aiderait...

      Réponse de La Licorne le 13/05/2012 à 21h58

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  3. L'appellation "prince hindou" évoque bien sûr l'Inde comme pays de l'intériorité, du retour sur soi, de l'introspection et de la spiritualité. L'Inde évoque donc sans doute le monde intérieur de la rêveuse et la spiritualité en elle.
    Dans la langue des oiseaux ou cabale phonétique le mot Inde peut aussi s'entendre, comme IN, en anglais et en latin : dans, dedans, et DE, en latin Deus : Dieu (et Rabelais, si ma mémoire est bonne, a parlé de la Mère Dé, voulant signifier : la Mère de Dieu).
    INDE aurait alors pour sens EN DIEU ou en renversant le mot DIEU EN c'est à dire DIEU DEDANS. (Étienne Perrot a, je crois, parlé de cela dans l'un ou l'autre de ses livres, et j'en aurais retenu quelque chose...)
    Je me demande si HINDOU ne peut pas s'entendre comme IN-DOU. En anglais on utilisait et on utilise peut-être encore Thou, et non pas You, pour s'adresser à la divinité. Or l'une des anciennes formes de Thou, en vieux haut germain est "du" (dou). Je suis donc tenté d'envisager l'hypothèse suivante :
    Hindou serait IN-DE(US) / DU = EN - DIEU - TOI et l'on pourrait comprendre ainsi ce qui suggèrerait le rêve à la rêveuse : Prends conscience que "ce prince est Dieu en toi", il est de la nature du divin en toi. Il te faut donc l'aimer, il te faut lui dire " I love you !"

    On peut trouver cette lecture très aventureuse, j'en conviens... mais l'animus et l'anima ne sont-ils pas d'authentiques et importants aspects du divin en nous ?

    Commentaire n°3 posté par Amezeg le 13/05/2012 à 23h10

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  4. Petite erreur de voyelle de ma part, j'ai noté CE QUI mais il faut lire :
    "...et l'on pourrait comprendre ainsi CE QUE suggèrerait le rêve à la rêveuse:..."

    Merci :-)

    Commentaire n°4 posté par Amezeg le 13/05/2012 à 23h33

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  5. Ces petits démons intérieurs, ces énergies turbulentes ou hostiles me semblent être la forme de manifestation spécifique du Prince-animus tant que l'amour ne préside pas à la relation entre la rêveuse et Lui, car la déclaration d'amour au Prince-animus les apaise aussitôt, et parce qu'ils savent le langage qu'il faut Lui tenir.
    Pourquoi le savent-ils ? Parce qu'ils sont sans doute la manifestation turbulente et hostile du Prince-animus au sein de la personnalité ordinaire trop peu consciente de cette grandeur intérieure princière et même divine.
    "Ils savent" sans doute que les temps sont mûrs et que la rêveuse est désormais capable de reconnaître le Prince pour ce qu'il est ; ce qui revient aussi à les reconnaître eux-mêmes pour ce qu'ils sont, c'est à dire des énergies intérieures "masculines" de désordre et de trouble aussi longtemps que la relation avec elles(ou eux) est sous-estimée, sous-appréciée, ou/et combattue par un "langage" inadéquat : celui du moi, celui du mental étroit, peut-être, celui de la volonté "égotique", celui du non-abandon (lucide, conscient) à cette réalité intérieure qui demande à être reconnue et aimée comme part du divin en chaque femme.

    Commentaire n°5 posté par Amezeg le 15/05/2012 à 22h19

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    1. Mazette...que c'est bien dit ! :-)
      Merci, Amezeg, pour ces précisions...je suis d'accord mais j'ajouterais quand même une petite nuance : pour moi, l'animus peut être "sage" mais pas "divin"...je le vois plutôt comme un personnage initiateur, un "guide" vers le divin (le divin intérieur, le Soi), je le vois comme un médiateur entre le Moi et le Soi...(l'anima jouant aussi ce rôle chez les hommes).

      Réponse de La Licorne le 15/05/2012 à 22h31

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  6. Merci à toi, La Licorne, pour ta très aimable appréciation :-)
    La lecture de ton dernier article, "La force de l'amour", a nettement contribué à faire cristalliser efficacement en moi ce dernier point vue que je viens d'exprimer. Sans lui, je serais peut-être demeuré assoupi dans une douce paresse nocturne...;-)

    Commentaire n°6 posté par Amezeg le 15/05/2012 à 22h54

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  7. "...je le vois comme un médiateur entre le Moi et le Soi...(l'anima jouant aussi ce rôle chez les hommes)." dis-tu La Licorne.

    Je suis d'accord avec toi sur ce point, l'animus est pour une femme l'interface essentiel entre le domaine conscient et le vaste arrière-plan inconscient. Étant cela, il est, à mon point de vue, de nature divine, dans le sens où il est cette part de la Totalité qui donne au conscient accès à la Totalité en le mettant en relation de façon privilégiée avec cette Totalité qui dépasse le conscient. Celui-ci, je crois, ne devenant pleinement une part de la Totalité divine que lorsqu'il a pleinement reconnu son appartenance à cette Totalité qu'il ne reconnait pas d'emblée ; il en est coupé et doit La (re)découvrir afin peut-être que la Totalité, soit par lui et à travers lui présente et consciente d'Elle-même en ce monde de l'espace et du temps. L'animus n'est pas ainsi coupé de la Totalité, il n'est jamais séparé de la Totalité et demeure toujours part naturelle et originelle de celle-ci, me semble-t-il.

    Commentaire n°7 posté par Amezeg le 16/05/2012 à 09h20

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  8. Rendons à César ce qui appartient à Jules... : interface est un mot du genre féminin.

    Merci de lire plutôt : ...l'animus est pour une femme l'interface ESSENTIELLE entre le domaine conscient et le vaste arrière-plan inconscient.

    Commentaire n°8 posté par Amezeg le 16/05/2012 à 09h43

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