vendredi 7 septembre 2018

Le symbole de la maison dans les rêves (4)

 
Les rêves concernant l'habitat sont fréquents.
La plupart des approches interprétatives des rêves s’accordent
à associer la maison à l’individu lui-même.
La maison dit ce que l’on est,
ce que l’on voudrait être ou ce que l’on a peur d’être.
 
C’est une représentation existentielle de soi.
De ce fait, rêver d’une maison est un bon moyen
pour faire un bilan de ses ressentis intérieurs
qu’ils soient conscients ou non.

 

La maison en rêve, une représentation de soi

Scénario-type

 
Rêver de maison correspond à un besoin de sécurisation du moi.
Ce sont aussi les besoins fondamentaux qui se traduisent dans ce type de rêve.
La famille, les enfants, le conjoint ou la conjointe sont souvent convoqués dans ces rêves.
Ils symbolisent le havre de paix dont on a besoin pour affronter les vicissitudes de la vie.
 
Dès lors, on peut interpréter toute effraction comme une peur sécuritaire :
voleurs, saccage, disparition des meubles…
On peut aussi voir de manière similaire une angoisse sécuritaire
dans le fait de ne pas pouvoir retrouver sa maison,
de l’avoir perdue ou de ne pas la reconnaître.
 

Variantes de ce rêve

 
Rêver que l’on vit dans une grotte,
rêver d’une pièce, rêver de cambriolage,
 rêver de partir de chez soi, rêver de perdre sa maison,
rêver de sous-sol, rêver de portes ou de fenêtres…
 

Signification du rêve de maison

 

Interprétation freudienne

 
Pour Sigmund Freud, rêver de maison est rêver de l’organisation de son moi.
La maison est une représentation directe de soi et de son psychisme profond.
Ne dit-on pas "mon intérieur" ?
 
Une maison avec un balcon peut représenter une femme.
Si un homme fait ce type de rêve, c’est peut-être une tendance homosexuelle qui s’exprime.
Lorsque la maison n’a ni terrasse ni balcon, c’est alors l’homme qui est représenté.
Freud voyait dans les événements que subit une maison dans un rêve
tout ce que le sujet pense de lui ou voudrait penser.
Maison en ruine, en bois, maison mal rangée ou maison brinquebalante…
 Tout cela parle des difficultés du moi à tenir debout
face aux pulsions et aux fantasmes inconscients.
 C’est la lutte du moi pour exister et être solide malgré les turbulences.
 

Interprétation jungienne

 
La vision jungienne de la maison dans les rêves est liée à l’athanor,
c’est-à-dire le chaudron alchimique dans lequel les éléments se mélangent et se transforment.
C’est une source potentielle de transformation comme un chaudron magique
dans lequel les ingrédients de la réalisation de soi seraient précipités et mélangés.
 
Etre en difficulté dans sa maison, y être mal à l’aise ou ne pas s’y sentir chez soi,
c’est refuser les changements que les couches profondes de l’Etre réclament.
 A l’inverse, être bien dans sa maison c’est être parfaitement en accord
avec son chemin de vie et sa possible accession au Soi.
 
 
 

Symbolique de la maison

 

La maison dans la tradition judéo-chrétienne

 
La maison, c’est la famille.
C’est le lieu des retrouvailles des parents et des enfants.
 
 C’est aussi le territoire de l’intimité familiale où se bâtit
la cellule primordiale de l’adoration de Dieu.
La maison est également une représentation de l’Eglise, du Temple.
Elle est la représentation miniature du lieu de culte collectif.
Une maison solide est une famille stable.
 
 
Analyse du rêve d’Isabelle, 40 ans : Rêver de  sa maison d’enfance
 
"Nous sommes devant la maison de notre enfance mon frère et moi,
 mais nous ne sommes pas d’accord pour y entrer.
Je voudrais retrouver ma chambre d’enfant
mais lui pense que nous allons déranger nos parents
(qui sont décédés dans la "vraie vie").
Ce que je trouve étrange, c’est que nous avons 7 et 10 ans dans le rêve
mais que nous réfléchissons avec nos esprits d’adultes que nous sommes… ".
 
Isabelle, 40 ans.
 
"La rêveuse veut revenir à son enfance
et revisiter des sensations et des émotions de son passé.
 Elle veut aussi se retrouver face à ses parents,
peut-être pour leur dire des paroles qu’elle n’a pas pu prononcer autrefois.
Son frère est la représentation de la partie d’elle-même qui a peur de ce retour au passé
 (et de la réaction parentale !) et qui résiste.
Le fait qu’elle réfléchisse en tant qu’adulte laisse entendre
qu’elle fait un travail sur elle-même et veut comprendre a posteriori
des éléments d’elle, fillette, qui lui échappent encore.
La maison représente et englobe tous ces conflits internes
qui se juxtaposent et n’arrivent pas à se concilier".
 
 
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mercredi 5 septembre 2018

Le symbole de la maison dans les rêves (3)

 
 


La maison est une représentation symbolique
de notre intérieur, de notre psyché.
 
Elle est aussi le corps que nous habitons, celui que nous connaissons,
imparfaitement ou dans ses moindres détails.

Chaque pièce est une dimension intérieure,
une facette de la personnalité et un potentiel.
Les pièces nouvelles que nous découvrons
(configuration fréquente dans les rêves)
 sont des aspects ignorés de nous-même jusqu’ici.
 C’est la connaissance de soi qui nous permet de les découvrir et de nous y ouvrir.
  
Les étages de la maison peuvent représenter des endroits physiques
 situés à des hauteurs différentes, comme le ventre ou la tête.
 
Plus fréquemment, les différents étages représentent
les différents niveaux de consciences
ou les centres énergétiques (chakras) qui parcourent le corps.
 
Les différents moyens de communication – portes, escaliers – 
entre les pièces et les étages sont révélateurs de la bonne interaction
 entre nos différentes dimensions,
et de la bonne circulation de nos énergies internes.
 
La maison est le corps que nous pouvons observer au moment du rêve,
que nous percevons de l’extérieur.
Son apparence est aussi importante que son aspect intérieur.
 
Si le rêve offre la vue de plusieurs maisons,
c’est un groupe de personnes qui est ici représenté.
 
Dans une ville, la maison est un symbole féminin et maternel,
tandis que les immeubles représentent le monde masculin.
 
Chaque pièce qui possède une fonction déterminée
a aussi un symbolisme particulier.
Il convient de se reporter à chacune pour interpréter le rêve
qui fait mention de l’une ou de plusieurs d’entre elles.
 
Tous les rêves de maison seront en rapport
avec notre épanouissement personnel,
révélateurs de notre bonne santé morale et physique.
Plus la maison est solide et saine, plus la représentation inconsciente
que nous avons de notre structure psychique est à l’avenant.
 
L’histoire des Trois Petits Cochons symbolise parfaitement
les trois stades de notre personnalité.
La maison de paille l’enfance, la maison de bois l’adolescence,
 la maison de pierre l’acquisition de la personnalité adulte.
Ces représentations sont fréquentes en rêve
et nous dépeignent tel que nous nous ressentons,
 ce qui n’est pas forcément corrélatif à notre âge.
 
Dans la lecture d’un rêve, les maisons réelles,
tous les lieux dans lesquels nous avons résidé
et que nous revisitons dans nos rêves
 sont relatifs à la période de notre vie concernée par ce lieu.
 
Ce sont des repères temporels qui nous connectent
 avec la période de notre histoire évoquée.
Il est très fréquent de se retrouver dans la maison
ou l’appartement de notre enfance.
 
La maison natale symbolise la cellule familiale
dont nous sommes issus.
 
Tristan Frédéric Moir 
"Nouveau dictionnaire des rêves"
.
 
 
 

samedi 1 septembre 2018

Le symbole de la maison dans les rêves (2)

 
 


Voir une maison dans votre rêve représente votre propre âme.
Certaines pièces dans la maison montrent un aspect spécifique de votre psychisme.
En général, le grenier représente votre intellect et le sous-sol représente l’inconscient.

Si la maison est vide, cela indique un sentiment d’insécurité.

 Si la maison change, cela suppose que vous passiez par quelques changements personnels et votre système de croyance peut aussi être modifié.

Rêver que la maison n’a pas de murs représente un manque d’intimité. Vous sentez que tout le monde regarde au-dessus de votre épaule pour traquer vos gestes sur le plan personnel ou professionnel.

Voir une maison abandonnée dans votre rêve implique que vous avez laissé derrière vous votre passé. Vous êtes prêt à aller de l’avant pour mieux affronter votre avenir.

Rêver que vous nettoyez votre maison signifie votre besoin de vider vos pensées et de vous débarrasser des vieilles habitudes. Vous êtes à la recherche de l’auto-amélioration.

Si vous vivez avec d’autres personnes dans votre vie active mais que vous rêviez d’être seul à la maison, cela suppose que vous avez besoin de prendre de nouvelles mesures en ce qui concerne votre indépendance. Vous devez accepter les responsabilités et être plus autonome

Voir une vieille maison délabrée dans votre rêve représente vos vieilles croyances, attitudes oufaçon façons de penser ou ressentir. Une situation dans votre vie actuelle peut vous amener vers ces mêmes vieilles attitudes et sentiments.

Autrement, la vieille maison peut symboliser votre besoin de modifier votre mode de pensée
Si vous voyez le désordre et des maisons délabrées dans votre rêve, cela implique qu’un aspect de votre vie est dans le chaos. Vous pouvez souffrir d’un certain désordre émotionnel ou psychologique. Vous devez libérer ces sentiments afin de reprendre le contrôle de votre vie.

Voir une nouvelle maison dans votre rêve indique que vous entrez dans une nouvelle phase ou une nouvelle zone dans votre vie. Vous êtes de plus en plus mature sur le plan émotionnel. Si vous êtes bloqué hors de la maison, le rêve représente le rejet et l’insécurité.

Rêver qu’on fait irruption dans votre maison implique que vous vous sentiez brusqué. Cela peut se référer à une relation particulière ou situation particulière dans votre vie. Sinon, cela signifie que certains contenus inconscients tentent de se faire connaître. Il y a certains aspects de vous-même que vous avez refusé d’admettre.

Rêver d’une maison hantée représente des relations émotionnelles inachevées liées à votre enfance, des parents morts ou des souvenirs et sentiments refoulés.

Rêver que votre maison a disparu indique que vous vous sentez perdu face à une situation ou relation complexe. Vous sentez que vous êtes déraciné et que vous n’avez plus de repère.

Voir dans votre rêve que l’eau envahit votre maison implique que vous êtes débordé par vos propres émotions.
 
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mercredi 29 août 2018

Le symbole de la maison dans les rêves (1)

 

La maison dans les rêves, qu'elle soit simple cabane, manoir imposant, appartement vaste ou étriqué, elle représente toujours la personne du rêveur.
La maison est l'image de la personnalité et de l'identité du rêveur, de la rêveuse.

Si la maison est belle, grande et cossue, c'est le signe d'une certaine valeur personnelle pour la rêveuse. Cela peut venir équilibrer ou compenser un sentiment inverse dans l'existence. C'est une façon de remettre la notion de sa propre importance au bon niveau. A l'inverse, une minuscule maison, un peu défraîchie ou à l'abandon, indique la nécessité de s'occuper mieux de soi-même. La maison représente toujours un message important pour la relation de soi à soi, pour le sentiment que nous avons de notre existence et de notre valeur.
(...)

L'intérieur de la maison illustre notre vie interne et les différents éléments de notre personnalité. Un vaste appartement représente une riche vie intérieure. A l'inverse un petit studio symbolise une dimension interne étriquée où l'on peut se sentir à l'étroit ou parfois protégée.
Un intérieur harmonieux et soigné montre un accord avec soi-même, tandis qu'un chez soi en pagaille évoque un certain désordre dans nos idées et notre façon de mener notre existence. Un appartement ou une maison vide représente un sentiment d'isolement ou un besoin de nettoyage interne pour repartir à zéro.
  Un intérieur plein de meubles et de choses diverses, symbolise un passé chargé, cela peut être positif comme négatif. Un intérieur étranger nous fait découvrir des aspects de soi jusqu'alors méconnus. L'ambiance de la maison est à l'image de notre ambiance interne, agréable, pénible, nette ou encombrée, accueillante ou désolée etc.

L'extérieur d'une maison représente notre propre aspect extérieur ou du moins le sentiment et l'idée que nous en avons. C'est notre apparence au monde et la façon dont nous nous présentons aux autres. Cela illustre notre sens de la sociabilité et nos valeurs dans ce domaine.
Ainsi une maison joliment fleurie montre une personnalité avenante, une maison sombre et cachée derrière des arbres symbolise au contraire des difficultés relationnelles. Une maison imposante avec de nombreuses fenêtres, représente une forte personnalité très ouverte sur les autres.
Une maison haute et étroite avec de petites fenêtres est le signe d'une personnalité exigeante qui trie beaucoup ses relations. P
lus la maison a de portes et de fenêtres, plus la rêveuse est accessible aux autres et communique bien avec l'extérieur. A l'inverse plus les ouvertures sont petites ou inexistantes, plus la rêveuse se renferme en elle-même et ne recherche pas le contact avec autrui.
La taille de la maison représente notre importance sociale. Une grande maison nous confère une grande importance dans la société, une petite maison nous représente de façon humble parmi les autres.

La cuisine est une pièce en relation avec la mère. Elle représente le rapport psychologique que nous avons avec ce que représente notre mère. Il y est question de la façon de se nourrir, aussi bien matériellement que moralement.
 C'est une pièce qui véhicule les notions de soins et d'amour. Ainsi une cuisine agréable représente une bonne relation à ses besoins et un sentiment d'estime personnelle suffisant. Tandis qu'une cuisine sombre et laide symbolise un rapport dégradé aux besoins de son corps et de son âme, des difficultés avec sa mère et à être mère soi-même.
La cuisine est aussi le lieu du feu, celui qui transforme les aliments. De ce fait elle représente toutes les capacités à se transformer soi-même. Une grande cuisine propre permet une transformation dans de bonnes conditions. Une petite cuisine très intime offre une transformation de soi à l'abri du regard des autres. L'absence de la cuisine symbolise une grande difficulté à se transformer, donc à évoluer dans sa vie.

La chambre est un des lieux de l'intimité dans la maison. Elle représente notre capacité à nous ressourcer et la qualité de nos relations intimes, affectives et sexuelles. La chambre symbolise notre vie avec l'autre, le compagnon. Une grande chambre claire représente des relations ouvertes et sans arrière pensée avec l'autre. Une chambre sombre et très décorée montre une relation riche et complexe à la fois. Une chambre qui ne ferme pas, symbolise la difficulté à s'isoler pour se retrouver et pour avoir les rapports que l'on souhaite avec l'autre. Une chambre en désordre représente le désordre des sentiments à l'égard de la relation amoureuse, c'est une confusion interne. Une chambre trop rangée montre une trop grande rigidité dans sa vie sexuelle.

La salle de séjour, la salle à manger, le salon toutes ces pièces représentent le lieu des relations avec les autres membres de la famille ou les amis. Elles symbolisent notre façon de communiquer avec ces autres personnes et la qualité des échanges existants dans une famille.
Un grand salon clair symbolise une bonne entente familiale ou amicale, sans cachotteries. Un petit salon sombre sera le signe de relations difficiles.
Un salon tout en longueur représente des relations étirées, voire intermittentes.
L'ambiance du salon est à l'image de l'ambiance dans la famille ou avec les amis. La pièce peut être chaleureuse ou froide, hautaine ou simple, naturelle ou raffinée etc.

La salle de bain est le lieu de l'eau, symbole des sentiments et de l'inconscient. Elle représente la relation avec son corps, notamment avec sa sexualité. Elle symbolise aussi notre capacité à nous laver, soit nous débarrasser de certains évènements et ainsi à nous ressourcer.
Une salle de bain agréable est le signe d'un bon rapport à soi-même et à ses désirs sexuels.
Une salle de bain trop petite représente une vie sexuelle trop étriquée.
Une salle de bain sombre signifie une difficulté à comprendre ses propres besoins.
Une salle de bain colorée, fleurie est signe de plaisir. Une salle de bain qui ne ferme pas représente le manque d'intimité pour vivre un vrai ressourcement.

Les wc, ou toilettes symbolisent le lieu de l'évacuation. Il est ici question de notre capacité à nous débarrasser de certains sentiments ou de certaines idées négatives qui nous encombrent. Les wc qui ne ferment pas nous empêchent toute évacuation et signifient notre difficulté à tourner la page ou à pardonner.
Des toilettes trop étroites ou trop vastes représentent un côté inadapté pour se sentir débarrassée des aspects gênant du passé. Aller aux wc est un acte positif qui nous soulage de certaines choses de notre histoire qui pesaient sur nous ou notre humeur. Il est toujours bon de se soulager aux wc, même en public.

Le grenier représente le lieu de nos idées. C'est tout ce qui nous trotte dans la tête et que nous n'avons pas encore bien déterminés. Ces idées sont encore en haut, elles n'ont pas pris consistance, mais elles existent. Le grenier est un espace de notre esprit où sont aussi rangés nos souvenirs. Aller dans le grenier peut représenter une certaine nostalgie. C'est aussi le signe d'une activité mentale, positive ou pas.
 Du bruit dans le grenier signifie que des idées nous travaillent à notre insu. Un grenier encombré représente une tête trop pleine et surmenée. Un vaste grenier agréable est une capacité intellectuelle positive.

La cave représente le sous-sol de notre conscience. C'est le lieu où nous refoulons certains aspects de notre vie. La cave symbolise notre zone d'ombre, ce que nous avons laissé derrière nous et oublié, mais pas complètement.
Descendre à la cave signifie aller voir en nous-mêmes les contenus oubliés et refoulés de notre vie. Une cave encombrée représente de nombreux aspects refoulés dans sa vie et qui risquent de réapparaître. Une cave inquiétante signifie que nous avons peur de nous-même et notamment de certains de nos désirs.

 
Article complet ICI
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dimanche 26 août 2018

L'étoile mystérieuse des rêves

Dimanche 26 août 2018 

 

L’étoile mystérieuse des rêves

 

« L’homme a du génie quand il rêve », clamait le cinéaste Akira Kurosawa. Aux frontières de la conscience, le rêve nous veille et nous éveille. Initiatique autant qu’énigmatique, il nous invite à traverser le miroir pour décrypter ses messages...

 
« Dans mon rêve, j’ai sept ans, mais le raisonnement de l’adulte que je suis.
Je navigue dans un monde futuriste, où la guerre a tout détruit.
Je tombe sur la maison de mon enfance, qui, bizarrement, tient debout dans les ruines.
Je descends à la cave et je découvre un mausolée.
Sur les murs couverts de moisissures, des photos épinglées de mon passé
 et des membres de ma famille, sur plusieurs générations,
y compris ceux que je n’ai pas connus.
 
 Alors que je déteste les caves, je ressens une profonde sérénité,
comme si plus rien ne pouvait m’arriver.
Je sens la présence de mes proches, même morts.
Émue de voir que les traces du passé ont subsisté,
en dépit du monde anéanti, je me réveille, des larmes plein les yeux.
 
Une grande force m’accompagne depuis ce rêve,
comme si mes fondations étaient consolidées »,
 
partage Brigitte, alors en pleine phase de transition.


À fortiori lorsqu’il est saillant,
le rêve ferme la boucle d’un certain temps de notre vie,
 pour en ouvrir un autre.
Il est le signe que quelque chose arrive...
Révélateur, il amène à la conscience, sous forme sensible d’images, de mots,
 sensations et symboles crépusculaires,
ce que l’on ne peut encore (se) formuler dans la lumière des jours.

 

Un pouvoir immense

Mystérieux, foisonnant, souvent extravagant, le rêve égrène des énigmes sibyllines, des détails de génie pour le moins cocasses, des intuitions et messages phares, au fil d’improbables scénarios.
 
« Ce que peut le rêve est immense. Réparer, se remémorer, prophétiser, écouter, mettre en garde, terroriser, apaiser, dévoiler, libérer. Et nous permettre d’oublier », relève la psychanalyste Anne Dufourmantelle. Loin des interprétations toutes faites, forcément restrictives, c’est un chemin de connaissance de soi. D’évolution.
 
« La voie royale vers l’inconscient », dixit Freud. Une invitation à l’action à même de nous sortir de la glaise de l’immobilisme et de nos schémas récurrents. Selon Roland Pec, somnologue et psychologue – qui travaille à l’articulation entre la biologie et la psychologie du rêve – interpréter signifie donner un « sens » au rêve, dans ses deux termes : signification et direction.

« L’enjeu n’est pas de chercher la vérité des rêves. L’essentiel, selon moi, c’est la direction : vers quoi ce rêve tend-il ? Quelle orientation indique-t-il, en état vigile ? Le thérapeute, lui, est un facilitateur, un maïeuticien. »
 Cette ouverture magique offre une perspective élargie de notre quotidien, de notre conscience, un autre angle de vue, décalé, sur la réalité. « Plus on travaille l’inconscient par le biais du rêve, plus la conscience devient claire », avertit la psychologue et psychothérapeute Monique Tiberghien... et plus les rêves nous éclairent !
Si tant est que l’on puisse « éveiller » le rêve. Des sages de l’Antiquité aux peuples traditionnels, en passant par les yogis ou les pères de la psychanalyse, le travail sur les rêves a traversé les âges.
 
Ces enseignements trouvent leur écho contemporain dans les recherches menées sur les rêves lucides. On peut ainsi apprendre à développer la conscience du rêve – le convoquer, l’orienter, voire le maîtriser ou le modifier, telle une voie d’éveil. Si les récentes découvertes sur le sommeil, portées par le développement des neurosciences, ont fait progresser la compréhension de la mécanique onirique, la substance même du rêve demeure nimbée d’une importante part de mystère...La part du rêve !
 
 


 

L’histoire rêvée du songe

Ce réel, si cher à la science, s’entrouvre alors sur un monde extraordinaire.
Pour l’écrivain argentin Jorge Luis Borges, « le rêve est l’art premier ».
« Les textes les plus anciens, sans exception – mésopotamiens, grecs, égyptiens, latins, chinois, etc. – portent mention de récits de rêves », relève Roland Pec, qui mène des recherches sur le sujet.

Même la préhistoire n’est pas en reste. De nombreuses peintures rupestres, parfois vieilles de plus de 30000 ans, témoignent de cette activité onirique. « Selon des paléontologues de renom, une proportion importante de scènes de chasse représenterait davantage des scénarii de rêves que des faits réels », observe Roland Pec. Dans le cours de l’histoire, l’avènement de l’écriture a permis de conserver des traces quant à l’usage et l’interprétation des rêves.

L’une des premières traces écrites d’un rêve proviendrait de Mésopotamie. Elle remonterait au IIIe millénaire av. JC. Gravée sur la stèle dite « des Vautours », elle raconte comment le roi sumérien Eannatum reçut en songe l'ordre de prendre le pouvoir.

L'antiquité est une période faste pour les rêves, perçus comme des portes prophétiques, divines, entrebâillées sur le futur.
« Le dieu a créé les rêves pour indiquer la route au dormeur dont les yeux sont dans l’obscurité », peut-on lire sur le Papyrus Insinger, ce manuscrit phare, daté approximativement du IIe siècle av. J.-C., qui condense la sagesse de l’Égypte antique.
Les prêtres égyptiens, appelés « maîtres des choses secrètes », étaient considérés comme des intermédiaires, à même d’interpréter et de délivrer la clé des songes.
 
Le rêveur grec antique, lui, ne fait pas un rêve, il voit le rêve :
Oneiros (littéralement « qui voit le rêve »), le dieu des rêves, venait en effet visiter le dormeur, dans le but de lui transmettre un oracle.
« Dans les modèles oniromythiques (biblique, antique, mais aussi traditionnel), le monde d’où surgissent les rêves est invisible. Il est surnaturel et extérieur au dormeur.
Soit l’âme du rêveur rend visite à un être surnaturel, soit c’est ce dernier qui lui rend visite. Et les rêves ont pour fonction d’annoncer l’avenir », poursuit Roland Pec.
 
Mais ces visites divines dans le repli du sommeil ne font pourtant pas de l’homme un sujet passif – il est amené à faire des choix et poser des actes. « C’est typique de l’Antiquité : le message symbolique du rêve est totalement ignoré, seule compte la prédiction concrète », relève Roland Pec.
Une exception, cependant, à cette vision : Aristote, auteur de deux ouvrages sur ce thème, affirme haut et fort, au VIe siècle av. J.-C., que le rêve n’est pas issu d’une révélation surnaturelle, mais qu’il découle de l’esprit humain.
De nos jours, cette théorie « intérieure » prévaut largement en Occident. (...) 
 
 
 

vendredi 24 août 2018

Au revoir Michel Cazenave

 Vendredi 24 août 2018

 



Ce que je cherche en fin de compte,
c'est l'expérience intérieure qui a guidé Jung toute sa vie.
C'est de comprendre les épreuves qu'il a dû affronter,
les ténèbres de feu qu'il a dû traverser,
le pouvoir de la mort qu'il n'a cessé de côtoyer. 
Bref, d'entrer dans les tourments d'une âme
si angoissée de comprendre le monde
qu'elle ne s'est jamais reposée dans les clairières
que pourtant elle découvrait à mesure,
ou dans les lueurs d'aube tremblantes
 qui surgissaient quelque fois
au sortir des nuits noires
qu'il avait fallu regarder
sans cligner des paupières.
.


  


 
 
+ Autre conférence de Michel Cazenave :
 
 
 
 
 

jeudi 24 mai 2018

A la pêche aux rêves

Mercredi 23 mai 2018


 
Les rêves sont des territoires de lucidité, Jonathan.
Bien plus que nous n'osons nous l'avouer.

.
Cédric Sire
.
 
 
Ce blog est un blog qui vit avant tout du partage ...
alors, voilà, maintenant j'attends vos rêves,
vos "grands rêves"...
pour continuer.

Envoyez vos petits poissons "oniriques"
 à undeuxtrois4@orange.fr

J'attendrai tout l'été...ou plus...
la patience étant de mise quand on pêche...:-)

Bises à tous les "grands rêveurs"...
et à toutes les "grandes rêveuses"...

et bonnes vacances !


 
 
 

 

jeudi 17 mai 2018

Fonction et interprétation du rêve

Jeudi 17 mai 2018


 

Interprétation sur "le plan intérieur" 

L'interprétation sur le plan intérieur, le plan du rêveur lui-même, est essentielle pour la compréhension de nombreux rêves.

95 % des personnes mettent leurs rêves en relation avec le monde extérieur et leur vie concrète. Or les rêves parlent bien plus souvent de ce qui se passe à l'intérieur de soi :
Les rêves décrivent notre façon de penser et de faire des choix. Ils parlent de ce que nous sommes et de notre évolution. On rêve très peu pour les autres et très souvent pour soi.
 
Les rêves semblent souvent incohérents parce qu'ils ont une signification intime. Il faut se dire : « Il se passe en moi quelque chose qui ressemble à ce que j'ai rêvé. » Dans une telle interprétation, les éléments, les personnages et les situations du rêve se rapportent au rêveur lui-même.

Le rêve est alors une sorte de radiographie de la situation psychique du rêveur, une image de sa situation personnelle, intérieure.
Bien entendu, le langage du rêve est imagé, ou symbolique : les objets, les personnages et les situations ont une signification abstraite.
 

Le niveau émotionnel du rêve

Le niveau émotionnel d'un rêve est souvent dissocié du rêve lui-même : un rêve banal peut être impressionnant. Les émotions qui accompagnent un rêve conditionnent sa mémorisation et la façon dont il va influencer notre vie consciente:
Quand un rêve nous impressionne, il est mémorisé, nous cherchons à le comprendre et parfois même nous prenons une décision inhabituelle
 
Il y a toutes sortes de rêves, du plus banal, vite oublié, au plus puissant, impressionnant, mémorisé pendant des années et parfois même toute une vie. Les cauchemars sont des rêves très impressionnants avec, au réveil, une impression de danger vital, imminent.
 

Les rêves compensateurs, très fréquents

Le principe de ces rêves est très simple : Ils corrigent et rééquilibrent ce que nous pensons de nous-même ou de l'extérieur. Ils nous montrent le coté pile quand nous ne connaissons que le coté face. Il nous montrent le coté positif de ce que nous voyons en négatif. Les rêves compensateurs nous dérangent ou nous semblent idiots parce qu'ils nous disent le contraire de ce que nous pensons.
Les rêves compensateurs corrigent notre ego, nos excès et nos erreurs de jugement.
 
Avec la fonction de compensation des rêves, notre jugement s'équilibre entre les extrêmes, nous arrivons à une conception plus juste, plus mesurée, plus équilibrée de nous-même et du monde qui nous entoure.
 

Compensation extérieure : « le patron »

Le rêve est une fonction naturelle qui existe chez tous les mammifères, et l'interprétation d'un rêve devrait aussi être la plus naturelle possible.
Dans ce premier exemple, le rêve tente de corriger l'idée que le rêveur se fait d'un conflit avec son employeur. Ce patient de 30 ans a décidé de porter plainte contre son patron et il est très sûr de lui, il pense le faire condamner. En réalité, son employeur a une situation sociale et politique très solide, et le résultat d'une telle démarche est très incertain. Comme je demande à mon patient s'il a rêvé de son affaire, il me raconte ceci :
« Il se souvient d'une simple image de son patron, qu'il voit imposant et plutôt dangereux. »
 
Cette simple image prévient le rêveur du danger que son patron représente et qu'il a mal évalué : le rêveur ne fait pas le poids et il s'attaque à plus fort que lui. Malgré mes conseils de prudence, mon patient n'a tenu aucun compte de son rêve et il a gardé ses illusions jusqu'à ce que le tribunal lui donne tort. Frustré, il s'est vengé en agressant physiquement son patron, ce qui l'a conduit en prison pour quelques mois !
Ce rêve compensateur venait corriger une attitude consciente défectueuse et une mauvaise analyse de la situation.
Le patient aurait dû regarder la situation avec les yeux de son rêve et ne pas s'attaquer à plus fort que lui, même s'il était dans son droit...
 
 


 

Compensation intérieure : « la scie circulaire »

C'est le rêve d'un chercheur qui justement se consacre à l'étude du sommeil. Une image de ses rêves l'a tellement impressionné qu'il la reproduit au début de sa publication sans lui donner d'interprétation. Cette image est dure, il s'en dégage une impression pénible :

« Un gros cube de glace est placé sur le plateau d'une énorme scie circulaire et il est déjà à moitié coupé en deux ! À l'intérieur, on distingue les silhouettes figées de poissons tropicaux multicolores. »
 
La scie circulaire et les poissons figés dans la glace... cette situation tout à fait étrange est facile à interpréter comme une compensation au travail de ce chercheur. En appliquant des méthodes scientifiques, enregistrements et statistiques, à l'étude du rêve, son intellect froid n'évalue que des données chiffrées, figées. Le dynamisme du rêve, son aspect émotionnel, sa relation avec la vie et ses incessantes transformations, tout est perdu ! La glace qui emprisonne les poissons tropicaux décrit bien une situation artificiellement figée et privée de chaleur humaine. Cette scène représente la méthode que le chercheur applique à l'étude de l'inconscient et des rêves.

En réalité la mer avec ses poissons tropicaux décrit bien à la richesse multicolore et exotique du monde intérieur et de l'inconscient. En neurophysiologie, le système psychisme du nouveau-né émerge peu à peu d'un océan d'inconscience. En psychanalyse, la mer est un océan psychique intérieur aux profondeurs insondables, un symbole de l'inconscient.

Cette image montre au chercheur les aspects négatifs de sa méthode expérimentale. Elle manque de finesse et de chaleur, elle n'étudie pas et ne respecte pas la vie.
L'inconscient et les rêves forment un univers vivant, riche et coloré comparable à une mer tropicale avec ses poissons. Le monde des rêves doit être étudié en respectant sa spontanéité et son dynamisme incessant.
 
 


Comprendre les "projections"

Nous ne nous connaissons pas nous-même et notre personnalité évolue lentement : beaucoup d'aspects de notre personnalité restent inconscients jusqu'à ce qu'ils se manifestent et se réalisent dans notre vie familiale, sociale et professionnelle. Alors ce qui nous fascine chez l'autre est ce que nous ne sommes pas encore.
La projection est un phénomène psychique qui plaque sur une personne ou un objet extérieur l'une des parties et fonctions encore inconnues de notre personnalité.
À cause de nos projections, notre personnalité en devenir nous apparaît d'abord sous les traits de personnes connues ou inconnues qui appartiennent au monde extérieur, et de la même façon dans nos rêves.
À cause de nos projections, certaines personnes du monde extérieur comme nos parents, nos amis ou nos ennemis prennent une importance démesurée.
Les projections sont contraignantes. L'autre devient le support d'une partie de nous-même, ce qui le rend indispensable. Les projections faussent les relations et créent des dépendances embarrassantes :
  • Dans les relations familiales,
  • Dans les relations humaines et les conflits,
  • Dans les dépendances amoureuses,
  • Dans les relations homosexuelles.
Ces aspects projetés et inconscients de notre personnalité apparaissent dans nos rêves. Ils nous permettent ainsi d'identifier nos projections, de nous comprendre nous-même et de mieux comprendre les autres :
  • Bien comprise, la projection conduit à la connaissance de soi.
  • Mal comprise, la projection crée une illusion, un écran qui s'oppose à la connaissance de l'autre et de soi. 

Une projection : « la meilleure amie »

Ce rêve très simple illustre le mécanisme de projection tel qu'il apparaît dans les rêves. Le personnage extérieur représente une partie inconsciente de la personnalité de la rêveuse. Il s'agit d'une jeune femme qui rêve...
« ...qu'elle se dispute avec sa meilleure amie. »
 
Le rêve est très banal. Pour cette jeune femme, il est d'autant plus étrange qu'elle n'a aucune raison de se disputer avec son amie. Faut-il y voir la preuve de pulsions agressives ou sexuelles refoulées et inconscientes ? Freud aurait sans doute affirmé que cette femme souhaitait inconsciemment un conflit avec son amie...

Pour interpréter ce rêve sur le plan intérieur, il faut d'abord savoir ce que la rêveuse voit chez son amie, ce qu'elle projette de sa propre personnalité sur son amie. Quand la rêveuse parle de son amie, elle la décrit comme une personne « toujours bien disposée et prête à rendre service » La situation est dont très simple :
Cette amie est la projection des aspects serviables et bienveillants de la rêveuse elle-même :« Le conflit est intérieur, la rêveuse est en guerre avec elle-même. »
Une telle interprétation est utile à condition que la rêveuse y adhère. Elle confirme alors que dans la réalité, elle pense que certaines personnes profitent d'elle et que cela a assez duré. Elle a décidé de ne plus se laisser faire... etc !

Ce rêve compensateur tente de corriger cette attitude négative ou égoïste  il invite la rêveuse à rester attentionnée, même si parfois on profite de sa gentillesse. Ce genre de rêve est très utile car il montre à la rêveuse où est le meilleur d'elle-même. Elle peut ainsi éviter un conflit et évoluer de façon positive.
D'une façon plus générale, une bonne analyse est souvent utile, elle enrichit et guide le rêveur :
  • Un rêve incohérent sur le plan de l'objet devient cohérent et utile sur le plan du sujet.
  • Une image absurde a souvent un sens abstrait, figuré.
  • Un rêve bien compris ne se renouvelle pas
  • Le rêve est souvent une compensation, une correction d'une situation consciente.
  • Le rêve est un moteur du développement personnel, de l'individuation.
 

Projection et fonction paternelle ou maternelle

Chez l'adulte, les rêves dont le personnage central est l'un des parents du rêveur sont souvent des projections : le rêve concerne la « fonction paternelle ou maternelle » du rêveur, comme dans l'exemple suivant :
La rêveuse fait un rêve récurrent qui la culpabilise énormément :
« Elle découvre sa mère abandonnée dans une maison de retraite, et sa mère l'accable de reproches »
 
Un rêve récurrent est un rêve mal interprété. Dans la réalité, la mère de la rêveuse est décédée et elle n'a rien à se reprocher. Mais le rêve signifie que la rêveuse « a mis sa propre fonction maternelle à la retraite ». Le rêve lui reproche de négliger sa vie de famille et de fait, elle a une vie très extravertie que son mari et ses enfants lui reprochent.
Dans les rêves, les projections doivent être interprétées comme des fonctions connues ou inconnues du rêveur lui-même. Si le personnage onirique est inconnu, il s'agit d'une fonction inconnue du rêveur, qui est appelée à jouer un rôle dans sa vie par la suite. C'est tout simple, n'est-ce pas ! En pratique, c'est assez difficile. 


Les rêves d'enfants

Ces rêves sont spécifiques car il s'y trouve beaucoup de projections de leur personnalité encore immature et beaucoup de compensations du monde extérieur. On y rencontre aussi beaucoup de thèmes magiques ou mystiques, des histoires de princes ou de princesses, d'anges et de démons.
Chez un enfant, l'exemple précédent doit être interprété d'une façon tout à fait différente. Un enfant n'a pas de fonction paternelle ou maternelle active et quand il rêve de son père ou de sa mère, il s'agit surtout de compensations. Ces compensations sont parfois de vrais cauchemars capables de bouleverser la personnalité de l'enfant et la vie de famille...

Les rêves d'enfants représentent souvent une description symbolique du monde des adultes qui les entoure : « Le roi est nu ! » N'en déplaise à certains, la vérité sort de la bouche des enfants, et souvent ils l'expriment sans la comprendre eux-mêmes, ce qui dérange énormément.
 

Développement intérieur et rêve : l'individuation

L'une des fonctions du rêve est d'assurer l'individuation, c'est à dire l'apparition et le développement harmonieux des différents aspects de la personnalité : le rêve guide le rêveur vers sa totalité psychique.

Le rêve précédent, « la meilleure amie », est déjà un rêve d'individuation. Dans un premier temps, il identifie un aspect très important de la personnalité de la rêveuse avec une fracture, une guerre intérieure. Dans un deuxième temps, ce rêve invite la rêveuse à se comporter comme sa meilleure amie, le rêve montre dans quel sens la rêveuse doit évoluer. En limitant les revendications de son ego et en acceptant de rendre service, la rêveuse va améliorer toutes ses relations extérieures, familiales, professionnelles.
 
 


Développement intérieur et rêve : « l'enfant intérieur »

Les composantes immatures de notre personnalité préexistent, inconscientes. Elles sont comme les gènes, comme un oeuf, comme le germe d'une plante, comme un embryon, ou encore comme un petit enfant qui commence sa croissance.
Toutes ces images apparaissent clairement dans les rêves et elles décrivent ce qui est immature chez le rêveur, les aspects de sa personnalité qui doivent se développer.
Quand le rêve parle d'un petit enfant, il s'agit bien de ce germe, du futur de notre personnalité, et il se présente de nombreuses façon en fonction de l'attitude du rêveur à l'égard de lui-même :
  • Le rêveur = l'ego, il veut garder le pouvoir et a peur du changement.
  • L'enfant = l'avenir du rêveur, le renouvellement de sa personnalité.
Si le rêveur adopte une attitude positive, accepte de changer et d'évoluer intérieurement, il s'agit de rêves positifs, par exemple :
  • Le rêveur rencontre un enfant abandonné qu'il prend en charge,
  • Le rêveur protège un enfant, le sauve d'un accident ou d'une noyade,
  • Le rêveur découvre qu'il est le père d'un enfant inconnu.
Dans le cas contraire, le rêveur psychorigide est incapable d'évoluer. La peur du changement l'empêche de s'ouvrir à de nouvelles façons de penser et d'orienter sa vie. Cette rigidité psychique va se manifester dans ses rêves de façon inquiétante ou dramatique, avec des pertes, des accidents et des morts :
  • Au mieux le rêveur cherche un enfant qu'il a perdu,
  • Le rêveur voit un enfant blessé, affamé, malade et privé de soins,
  • Le rêveur voit un enfant en train de se noyer, ou renversé par une voiture,
  • Le rêveur découvre le cadavre d'un enfant qu'il a lui-même tué,
  • Le rêveur terrifié découvre qu'il a lui-même blessé ou tué un enfant,
  • ... etc !
Tous ces rêves, positifs ou sinistres, ne parlent que de l'enfant intérieur et de l'évolution, positive ou négative, du rêveur lui-même.
Quand un enfant meurt dans nos rêves, c'est la partie enfant de notre être qui meurt, c'est notre avenir qui meurt.
On peut alors assurer au rêveur, assailli par ces images morbides, qu'elles vont disparaître s'il libère l'esprit d'enfance qui étouffe et crève au fond de lui...
 
 


« Le Petit Prince »

Dans chaque être humain, il existe un esprit d'enfance et d'innocence que Saint-Exupéry évoque dans son livre "Le Petit Prince". Deux générations se sont extasiées devant ce texte sans jamais comprendre qu'il s'agit de l'enfant intérieur, de leur enfant intérieur.
Il s'agit d'un grave problème de notre époque, qui concerne toutes les personnes dont la simplicité et la spontanéité sont submergées par des préoccupations d'adultes : l'argent, l'ambition, le sexe, la vie matérielle, la sécurité... Dans ces rêves, le rêveur et l'enfant sont une seule et même personne.

On parle aujourd'hui de « plasticité cérébrale » alors que les hommes sont psychorigides. Nous vivons à une époque où le "Petit Prince" caché au coeur de chaque être humain, l'enfant intérieur est en danger de mort. Pour beaucoup de nos concitoyens, cet enfant intérieur est même déjà mort.
Quand des parents rêvent que leur enfant est en danger, ils attribuent cela à des peurs... qui sont en réalité une peur de la mort de leur enfant intérieur.
 

Développement intérieur et rêve : « perdre ses dents »

Cette question revient souvent, et il s'agit bien d'un thème directement en relation avec le développement intérieur et l'individuation. Les dents permettent de mordre et de mâcher, et ainsi de saisir, dans le monde extérieur, ce dont on a besoin pour vivre et assurer notre croissance. On dit bien « mordre dans la vie à pleines dents ». On dit aussi « avoir une dent contre quelqu'un », quand nos intérêts vitaux semblent opposés à ceux d'une autre personne. On dit encore « se casser les dents » quand on échoue devant une affaire trop difficile. Privés de dents, les nourrissons et les vieillards sont passifs et ils dépendent de leur entourage. On dit aussi que chaque naissance « coûte une dent » à la femme, ou encore que quelqu'un « ne veut pas en démordre », quand il ne veut pas abandonner de vieilles idées.
Toutes ces expressions sont significatives du sens symbolique à donner aux rêves de dents. Comme notre vie matérielle, le développement de notre personnalité se heurte à des obstacles passagers ou définitifs :
« Rêver que l'on perd ses dents » signifie que notre personnalité profonde ne s'épanouit pas dans son interaction avec le monde extérieur. Notre vie psychique stagne ou régresse, notre mode de vie fait obstacle à une évolution psychologique fondamentale.
 
Certes, le rêve n'annonce pas la mort, mais il décrit une situation "contre-nature" et dangereuse. Prolongée, cette situation aura des conséquences néfastes à la fois sur le plan psychique et physiologique. Ainsi la croyance populaire est en partie vraie. Quand on perd ses dents en rêve, on risque, à long terme, de tomber nerveusement ou physiquement malade et on doit s'investir d'une autre façon dans la Vie.

Les rêves où nous perdons des dents nous avertissent que notre développement intérieur, notre individuation est entravée. Et cela se produit parfois quand tout semble nous réussir dans le monde extérieur. Il faut règler ou contourner les conflits, se réorienter physiquement et psychologiquement, trouver la ligne de moindre résistance qui nous permettra de nous épanouir véritablement, parfois au détriment d'une certaine réussite apparente.
 

Rêves récurrents post-traumatiques

Ces rêves récurrents et très pénibles se répètent pendant des années après un traumatisme. Le rêveur a l'impression de revivre sans fin une période difficile de sa vie et il interprète ses rêves comme un effet de la peur éprouvée dans le passé.

Les traumatismes ne sont pas tous des effets du hasard. Il existe parfois une relation significative entre le traumatisme physique et l'évolution psychique: le traumatisme survient précisément au moment ou le développement de la personnalité de l'individu est entravé, il fait les mauvais choix et s'oriente dans la mauvaise direction professionnelle, familiale ou autre :

Les rêves récurrents post-traumatiques signifient que l'individuation est entravée. Ils se répètent parce que la situation initiale accompagnée d'un traumatisme n'a pas changé. Les conditions intérieures se prolongent et la personnalité du rêveur n'a pas évolué : il aurait dû, suite à son accident, changer de route, de vie, de façon de penser, de conjoint ou de relations...
 

La fonction transcendante du rêve

Dans toute l'histoire de l'humanité et dans toutes les civilisations qui ont précédé la nôtre, on retrouve cette grande idée que le rêve est un médiateur entre le monde physique dans lequel nous vivons et un autre univers spirituel, inaccessible et inconnaissable. Traditionnellement le rêve est un messager des dieux, une fonction transcendante du rêve que l'on retrouve dans toutes les grandes religions.

La Bible ne fait pas exception et elle est jalonnée de grands rêves comme l'Échelle céleste de Jacob, les rêves initiatiques cosmiques de Joseph, les rêves de Pharaon, etc. Pour les chrétiens, l'histoire du Christ commence aussi avec des visions et de grands rêves comme ceux de Joseph, le père de Jésus.



Dans notre société moderne dominée par le matérialisme et l'athéisme, cette fonction transcendante se manifeste toujours de façon parfois impressionnante chez des individus isolés à des moments particulièrement critiques de leur existence. La récente conversion au christianisme de Véronique Levy, la soeur de Bernard Henry, a ainsi été médiatisée à cause du grand rêve très impressionnant dont elle a fait le récit suivant pour Paris-Match :


« Je suis recouverte d'un voile noir, encerclée par des hommes qui me lancent de l'un à l'autre. Je m'arrache à ce cercle, je cours, jusqu'à ce que j'arrive devant une cathédrale. Les portes s'ouvrent. J'entends les battements d'un coeur qui secouent toute la cathédrale. Et je vois le Christ en croix, immense. Les battements s'intensifient et j'entends : « Que ton coeur de pierre devienne un coeur de chair. » Les bras du Christ s'élancent vers moi et de ses mains transpercées sortent deux épées qui me rentrent dans le coeur. C'était la première fois que le Christ s'adressait à moi. J'étais à la fois terrorisée et envahie d'amour. Je n'ai jamais oublié ce rêve, dont, évidemment, je n'ai parlé à personne. »

Paris-Match.com du 30 mars 2015.
 
Comme avec les rêves bibliques, ces rêves transcendants sont capables de bouleverser toute une vie et ceux qui les reçoivent sont les nouveaux prophètes des temps modernes. Aujourd'hui les religions perdent cet esprit prophétique, elles deviennent rigides, figées et stériles comme les langues mortes qui n'existent que par les livres :
« Car il est double, le méfait commis par mon peuple : ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne peuvent retenir les eaux. » Jérémie, chapitre 2, verset 13.
Est-ce que le judaïsme, le christianisme et l'islam vont finir par comprendre ? Rien n'est moins sûr !
 

 
 

L'analyse freudienne du rêve

À l'opposé de tout ce qui précède, pour Freud le rêve n'est pas un phénomène naturel et il n'a pas de véritable utilité. Le rêve freudien dissimule sans fin au rêveur des refoulements sexuels et des pulsions mauvaises issues de sa toute petite enfance.
Les psychanalystes freudiens l'ont bien compris, eux qui se désintéressent des rêves, ne racontent pas les leurs et ne travaillent pratiquement pas sur les rêves de leurs patients.

Avec Freud on ne trouve pas les notions de projection, de compensation ou d'individuation.
En considérant chaque rêve comme l'expression d'un désir, l'interprétation freudienne est orientée vers le monde extérieur.
Elle tend à désorganiser cette vie extérieure en donnant libre cours aux pulsions égoïstes de l'individu et elle jette, à priori, le trouble sur sa personnalité profonde, considérée comme perverse.

Last but non least, la doctrine freudienne nie complètement la fonction transcendante du rêve et rejette tout l'héritage de ses ancêtres.

 
 

mardi 15 mai 2018

Les personnages archétypiques dans les rêves

 Mardi 15 mai 2018

Les rêveurs se demandent parfois comment parvenir à identifier la nature archétypique des personnages rencontrés dans leurs songes.

Ainsi, une femme qui s’occupe d’un nourrisson ou un homme âgé représentant-ils leurs propres personnages ou les figures archétypiques de la Mère et du Vieux Sage ?

On pourrait considérer, en un sens, que tout personnage onirique remplissant ces rôles est archétypique, puisque la maternité et la maturité elles-mêmes ont valeur archétypique. Toutefois, l’apparition de véritables archétypes laisse généralement une empreinte indélébile dans la mémoire du rêveur.
 
Les rêves dans lesquels les véritables archétypes se manifestent sont essentiellement reconnaissables à leur pouvoir d’inspirer une sorte de crainte révérencielle. Les rêveurs en arrivent  quelquefois à penser que leurs rêves leur sont envoyés par une puissance extérieure sage et bienveillante ;
 
Si vous constatez que l’importance du personnage de votre rêve dépend plus du fait qu’il véhicule un thème fort sous jacent que de sa qualité de personnage, il y a quelque chance pour qu’il s’agisse d’un archétype.

La pertinence universelle des archétypes peut être généralement perçue comme une expérience d’une signification supérieure, difficile à déchiffrer, mais qui, une fois vécue, devient identifiable. Jung conférait aux rêves archétypiques la fonction particulière d’aider le rêveur à orienter le cours ultérieur de son existence.

Il conseillait aux rêveurs de rechercher l’origine de ce rêve et d’en mesurer l’éventuelle incidence. Si les archétypes constituent des personnifications de nos énergies psychiques, leur apparition dans les songes peut alors nous laisser entrevoir notre avenir.


 
REPERTOIRE DES ARCHETYPES 
 
Les énergies archétypiques peuvent donc s’incarner de différentes manières, et se manifester dans les songes sous la forme d’événements symboliques ou d’êtres réels ou mythiques. Vous identifierez plus aisément, du moins au début, les archétypes adoptant une apparence humaine.
 
L’Anima est porteur de sagesse dirigée vers soi-même. Empruntant habituellement les traits d’une jeune femme, elle représente l’intuition, l’élément féminin de notre psyché que les hommes ont tendance à négliger trop fréquemment.
L’Anima, comme l’Animus, intervient souvent pour servir de guide au rêveur qu’elle exhorte à emprunter en toute confiance des voies inédites pour explorer son moi intérieur.
 
L’Animus représente la composante masculine et la psyché féminine. Souvent symbolisé dans les rêves sous les traits d’un beau jeune homme et dans les contes de fées par le prince charmant, il représente l’énergie masculine brave, active et volontaire, dont les femmes n’exploitent que rarement le potentiel. L’Animus se manifeste souvent dans le but de leur rappeler qu’elles peuvent tout aussi bien trouver en elles les qualités qu’elles s’obstinent à chercher à l’extérieur et les éclaire dans leur quête.
 
L’Enfant Divin, qui prend dans les rêves l’apparence d’un nourrisson ou d’un petit enfant, est l’archétype de la régénération et de l’avènement d’une vie nouvelle. La symbolique de l’Enfant Divin associe les notions de sacré, d’innocence et de pureté parfaites. Il a le pouvoir de nous transformer en nous révélant nos véritables origines d’enfants innocents et curieux, et en nous rappelant combien nous avons délaissé notre potentiel personnel initial.
 
Le Vieux Sage nous transmet le savoir et la clef des problèmes et dilemmes d’ordre pratique que nous rencontrons sur la voie de la découverte et de l’accomplissement de nous-mêmes. Il peut se manifester sous l’apparence d’un magicien, d’un ermite, d’un sage ou d’un professeur.
Parce qu’il personnifie, d’une part, la sagesse immémoriale de l’humanité et, par ailleurs, la connaissance supérieure vers laquelle nous tendons, il donne souvent au rêveur le sentiment d’avoir la force et la puissance de faire des choix avisés. Cet archétype peut aussi revêtir les traits d’une vieille femme sage.
 
Le Héros est la facette de notre personnalité consciente qui, chez les hommes comme chez les femmes, aspire à un développement et  à un épanouissement intérieur et se met en quête de la vérité. Les travaux auxquels fait face le Héros sont souvent symbolisés par des défis physiques requérant des qualités et une bravoure exceptionnelles, et nécessitent le recours fréquent à l’Animus, à l’Anima ou au Vieux Sage.
Cet archétype peut aussi apparaître comme un antihéros, que la quête d’idéaux trompeurs entraîne dans une série d’aventures dont il ressortira grandi, mais qui resteront futiles. Lorsqu’un rêve met en scène des défis physiques ou psychologiques, vous pouvez en déduire que vous êtes en présence de l’archétype du Héros.
 
Le Magicien possède une face lumineuse, qui peut s’incarner dans les songes dans le personnage d’un bouffon ou d’un clown, et une face obscure, qui se manifeste sous l’apparence d’un personnage sournois et sinistre, qui prend un malin plaisir à embrouiller et à gâter la situation. Il jongle entre ces deux rôles, sans prévenir, et peut également être le signe de la transformation.
Le magicien représente le versant intuitif de notre psyché. Son apparition et son intervention dans nos rêves nous sont souvent bénéfique à long terme, même si notre perception en est toute autre.
 
La Mère, symbole de la fécondité, de la fonction nourricière et de l’amour indispensable au développement, présente également un aspect négatif, lorsqu’elle revêt des traits de la femme possessive voire dévoratrice, personnifiée généralement dans les contes de fées par une sorcière ou une méchante marâtre.
Lorsqu’elle est vénérée en tant que protectrice des moissons et reine omnipotente, la Mère figure avant tout les principes de la bonté et du mystère féminin.
 
L’Ombre représente l’obscurité, le versant refoulé de notre personnalité, qui peut apparaître dans les rêves sous la forme d’un compagnon hostile ou d’une présence silencieuse et inquiétante.
L’Ombre n’est pas systématiquement malfaisante, mais elle représente certains aspects intimes de nous-mêmes dont nous préférerions qu’ils n’émergent pas.
Peut-être nous faut-il laisser accéder à la lumière les affects représentés par l’Ombre, de façon à les évaluer et à les traiter au niveau conscient.
 
Les Nombres revêtent également souvent, dans les grandes traditions, une signification archétypique. Le chiffre un représente l’apparition originelle de l’esprit dans la matière, le chiffre deux, les principes masculin et féminin ainsi que la procréation ; le trois, la trinité divine (et parfois la trinité du corps, de l’âme et de l’esprit) ; le quatre, la terre et l’harmonie ; le cinq, l’homme (l’étoile à cinq branches) ; le six (3 que multiplie 3), l’amour, les rêves et le don ; le sept (4 plus 3), le voyage mystique qui conduit de la terre au ciel ; le huit, l’initiation, le neuf (3 fois 3), l’éternité et l’invulnérabilité ; et le nombre dix, la loi et les commandements (calqués sur nos dix doigts). Le zéro, le cercle parfait, représente à la fois l’infini et le vide, toute chose et le néant.
Les nombres peuvent se manifester symboliquement dans les rêves dans un ensemble d’objets, de compagnons, de travaux, etc. Certaines traditions suggèrent qu’en sacrifiant, avant de s’endormir, à des rites spécifiques, on peut provoquer des rêves dont le contenu peut être symbolisé par un chiffre.
 
Ces huit figures archétypiques sont seulement quelques-uns des innombrables aspects qui incarnent, dans les songes, nos énergies archétypiques.
En acceptant d’accorder également aux éléments (terre, eau, air et feu) et aux créatures mythiques, comme les licornes et les chevaux ailés, le statut d’archétypes, nous enrichissons notre langage psychique personnel qui nous permettra de comprendre et d’interroger nos rêves.


 
Les archétypes, nous sont d’une aide précieuse dans l’interprétation des rêves. Il nous faut toutefois veiller à ne pas tomber dans le piège qui consiste à penser qu’ils fournissent des significations immédiates quelque soit le contexte.
Nous ne devons pas oublier non plus qu’ils ne représentent que les pièces d’un puzzle à reconstituer.
Ils sont, à l’instar des composantes de l’inconscient collectif, comme les mythes et les contes populaires, d’une nature complexe et souvent ambivalente.
 
Si nous nous familiarisons avec les archétypes et leur apparence dans les mythes, nous les reconnaîtrons quand ils apparaîtront dans nos songes et nous serons alors plus réceptifs à leurs messages. Mieux les connaître peut même augmenter la fréquence de leurs apparitions. De la même façon que les archétypes jaillissent des profondeurs de notre inconscient, les rêves, qui nous ménagent un contact plus direct avec eux, nous permettent également de forger une relation plus harmonieuse entre les différentes strates de notre personnalité.

(...)

Francesca