lundi 20 novembre 2017

Rêves 52, 53, 54 : Mystère des rêves partagés

Lundi 20 novembre 2017

Autres témoignages du même genre 
(rêve identique pour deux personnes, la même nuit) :

Rêve 52 : Les fenêtres obstruées

Il y a 2 ans, j'ai passé mes vacances avec ma cousine 
dans la ferme de mon oncle. 
Nous dormions dans la même grenier aménagé 
dans des grands lits côte à côte.
Voilà pour le contexte de l'histoire.

Un matin, nous nous sommes réveillés 
en nous racontant un rêve étrange de la nuit. 
Etrangement, nos deux rêves concordaient parfaitement 
jusqu'aux positions adoptées dans ce rêve, 
l'un commençait un bout, et l'autre finissait. 
Les deux histoires étaient identiques en tous points.

Ce rêve était complètement anodin, 
c'était au sujet de deux fenêtres obstruées par un carton 
pour bloquer la lumière du jour. En fait ces cartons étaient tombés, 
et nous nous parlions du fait qu'il faudrait les remettre 
puisque le jour était bien avancé.

Voilà, nous voudrions savoir comment deux personnes 
peuvent faire le même rêve, la même nuit 
et avoir l'impression qu'il était aussi vrai que nature.

blackdiff
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Rêve 53 : Marcher sur des débris
Mon ami et moi sommes en couple depuis 6 ans. 
Au début de notre relation, nous avons fait le même rêve, la même nuit, 
la seule différence étant que nos rôles étaient inversés 
(nous avons fait la même action dans le rêve). 
Nous ne dormions pas ensemble cette nuit-là. 
C'est vraiment très étrange ! 

Le rêve : 
Mon ami m'attend sur une pelouse verte et moi, 
je marche pieds nus dans des déchets, de la rouille, 
du métal, des bouts de verre. 
J'ai mal, ça me coupe, me pique les pieds
 mais je m'en fous et je continue d'avancer pour le rejoindre. 
(et donc, dans son rêve à lui, il devait me rejoindre de la même façon) 

Après toutes ces années, ce rêve me trouble encore énormément...

pareeh
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Rêve 54 : Les peluches en parachute

Cette expérience m'est arrivée plus jeune avec mes deux frères 
un plus grand et un plus jeune. 
Nous avons fait tous les 3 le même rêve la même nuit.
On a tous les trois rêvé que la maison était attaquée 
par des peluches en parachute 
(rien que ça... mais rien d'étonnant pour un rêve), 
on en a discuté avec mes frères et le rêve était le même pour nous trois : 
nos parents était morts,  mon grand frère armé d'une fourchette caché derrière le frigo 
et moi armé d'un fusil , j'étais caché derrière la fenêtre...
Dans les moindres détails il s'agissait bien du même rêve.
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sin69wy
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A la lecture de ces trois récits,
il semble donc que le phénomène du rêve partagé
ne soit pas si exceptionnel... 
Pourquoi alors n'en trouve-t-on que peu d'exemples
dans les études oniriques ?

Sans doute parce que cela suppose
plusieurs conditions réunies :
d'abord que deux personnes se souviennent de leur rêve nocturne
et ensuite que ces deux personnes se le communiquent ...
Ce qui est un cas de figure assez rare...il faut bien le dire....
sauf dans le cas de personnes qui se connaissent bien
et qui ont l'habitude de se raconter régulièrement leurs rêves
(mari et femme, frères et soeurs, amis proches...)

Puisque les personnes concernées
sont souvent "proches" affectivement, 
on pourrait penser qu'il s'agit
d'une sorte de phénomène "télépathique"...

Or, si on lit attentivement ces témoignages et qu'on les prend au sérieux,
on constate, que, selon toute vraisemblance, les deux (ou trois) rêveurs 
n'ont pas tant partagé une "imagination commune" (rêve télépathique),
qu'un même "espace de rêve"...

En effet, ils ne voient pas les mêmes images,
mais ils vivent la même histoire,
chacun avec son angle de vue personnel.
Ils ne sont pas spectateurs du même film, mais acteurs...
ils s'inscrivent dans le même scénario
et leurs points de vue se répondent,
se complètent, comme dans une scène "réelle"...
L'un voit ce que fait l'autre et vice-versa...
L'un se dirige vers l'autre...
et l'autre le voit s'approcher...
Il y a une véritable "interaction"...
comme si les rêveurs partageaient
une même expérience...
dans un même espace réel,
sur une même "scène de théâtre"...

Tout cela remet fortement en cause, bien sûr, 
la conception "personnelle" de l'inconscient,
vu comme un espace imaginaire propre à chacun, 
un espace non "partageable"... 

On est ici plus proche de la conception chamanique du rêve : 
pour les chamans, il s'agit en effet d'un "espace psychique réel"
et d'"événements réels" qui se passent dans un monde parallèle...
qui a sa propre existence, sa propre dimension.

Si l'on en croit ces récits de "rêves partagés",
il semblerait donc que dans certains rêves,
nos "moi de rêve" (ou nos âmes ?)
puissent se retrouver dans une même dimension
et y vivre des événements communs.

C'est  là une vision du rêve qui nous éloigne de la vision psychanalytique
mais qui fait fortement écho aux visions traditionnelles de certains peuples...
tels que les Amérindiens ou les aborigènes d'Australie
(ces derniers évoquent un lieu nommé le "temps du rêve",
lieu où vivent les ancêtres, lieu tout à fait "réel"
que notre âme peut, sous certaines conditions, "visiter")

Alors...
le rêve est-il une imagination...
ou est-il un événement vécu ?
Faut-il vraiment trancher ?
ne serait-il pas, au final, tantôt l'un, tantôt l'autre ...
et même souvent, un savant mélange des deux ?
Et l'imagination"
n'est-elle pas, déjà, en elle-même,
un voyage vers une "autre dimension" ?
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La Licorne
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dimanche 19 novembre 2017

Corps et âme

Dimanche 19 novembre 2017



La synchronicité fait parfois bien les choses. 
Voilà un film qui vient  de sortir...
et qui parle justement  d'un rêve "partagé"...
(deux personnes font le même rêve au même moment)
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vendredi 17 novembre 2017

Rêve 51 :Rêve partagé

Vendredi 17 novembre 2017


Ce rêve s’est produit au cours de l’hiver 1982.
J’étais à l’époque jeune mariée, et étant canadienne d’origine
nous avions décidé tous deux d’immigrer avec nos rêves et nos espoirs au Québec.
 Le mariage datait de trois ans mais partait déjà à vau-l’eau,
et les difficultés financières qui surgirent dès notre arrivée au Québec
contribuèrent à creuser notre incompréhension mutuelle.
Nous étions à la fois en forte empathie, à la fois en rapports de force perpétuels.
 Au bout d’un an de ce régime, je commençais à songer à rompre les liens,
j’aspirais en fait à retrouver ma liberté et à repartir à zéro.
C’est alors que je fis un rêve. (...)

Je suis dans une petite maison d’une pièce.
Dehors, il fait une tempête de neige monstrueuse.
Soudain on frappe à la porte à coups redoublés.

C’est mon mari. Je ne veux pas qu’il entre car la porte donne directement
sur la tempête de neige (au Québec il y a toujours soit deux portes,
soit un vestibule qui sert de sas entre la maison et dehors).

Là il n’y a aucune protection et je sais que la tempête va s’engouffrer.
Une bataille s’engage alors entre mon mari qui réussit à entrebâiller la porte
de peine et de misère, avec effectivement du vent, de la neige,
de la tourmente qui s’engouffrent,
 et moi qui tant bien que mal m’évertue à la refermer.

Le rêve m’avait frappée comme seuls savent le faire certains rêves.
J’avoue que je ne sais plus si c’est moi qui le racontai alors à mon mari
ou si c’est lui qui entreprit d’en parler.
Toujours est-il que le lendemain il me parla à son tour d’un rêve
qui l’avait troublé et ébranlé durant la nuit.

Il avait rêvé qu’il était dehors dans une tempête de neige,
et qu’il frappait désespérément à la porte d’une petite maison
dans laquelle je me trouvais en me suppliant d’ouvrir
et que je bloquais la porte et l’empêchais d’entrer.

Cette expérience commune nous a beaucoup impressionnés.
Elle n’a cependant pas empêché notre séparation qui se produisit un an plus tard.
Cependant, au-delà de nos propres prises de décisions conscientes,
nous avons pressenti après cette expérience que les êtres humains
étaient probablement beaucoup plus liés que ce que les apparences montrent.

Comment, je ne sais pas, mais je crois que ce jour-là,
 j’ai pour la première fois vraiment pressenti cette immense toile invisible
 qui semble lier les êtres vivants, dans une autre dimension
qui nous échappe au quotidien.

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mercredi 15 novembre 2017

Le pays des rêves

 Mercredi 15 novembre 2017
  


Les rêves en Amazonie

En travaillant avec les indigènes (de Colombie) ,
je me suis rendu compte que leur conception des rêves
est totalement différente de la nôtre.

 Pour eux les rêves sont un autre côté de la réalité
 auquel on  peut accéder par les rêves.
Les rêves sont une réalité.

Dans beaucoup de communautés,
les rêves sont une partie fondamentale
de la vie et de l’identité.
La première chose qu’ils font quand ils se réveillent,
c’est raconter leurs rêves

Les rêves sont le guide de la réalité.
Les rêves nous permettent de comprendre le monde
nous donnent les clés pour exister.
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Réalisateur du film 
"L'étreinte du serpent"
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